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    Militaires sud-coréens surveillant la Zone coréenne démilitarisée

    «Je ne suis pas sûr qu'une cave puisse supporter une attaque nucléaire»

    © AFP 2017 Ed JONES
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    Izvestia
    Traduction de la presse russe (août 2017) (72)
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    Même si la tension verbale est retombée entre Pyongyang et Washington ces derniers jours, de nombreux habitants de la Corée du Sud continuent de se préparer au pire.

    Le contexte médiatique de ces derniers mois pousse la population à croire qu'une guerre nucléaire est sur le point d'éclater. Certains construisent des bunkers dans leur sous-sol, d'autres achètent de la nourriture et cherchent à quitter la capitale. Une grande partie pense aussi que la situation va se résorber et qu'il n'y a rien à craindre.

    Selon les sources ouvertes, la Corée du Nord dispose d'environ 10.500 canons et lance-roquettes multiples (LRM), dont près de 8.000 sont concentrés à la frontière sud. Au moins la moitié de ces armes sont pointées en direction de Séoul, qui ne se trouve qu'à 24 km à vol d'oiseau. Par conséquent, les menaces de Pyongyang de transformer la capitale ennemie en «mer de feu» pourraient être mises à exécution en seulement quelques minutes, sans besoin d'aucune bombe nucléaire.

    Ces derniers jours, l'échange de menaces verbales entre les USA et la Corée du Nord s'est nettement réduit. Cependant, l'hystérie militaire alimentée en Corée du Sud a conduit à une situation où les nerfs ont commencé à lâcher chez les citoyens trop occupés par le travail ou qui accordent peu d'importance aux provocations des dirigeants nord-coréens.

    Ceux qui ne possèdent pas d'abri à Séoul tentent de prendre des congés et de partir loin de la capitale. Le tourisme intérieur connaît un sursaut inattendu: il est de plus en plus difficile d'acheter un billet de train ou de bus en partance de la capitale vers la province, et de nombreux hôtels affichent complet pour ces prochaines semaines. Ceux qui n'ont pas réussi à trouver un logement font du camping sauvage en tente.

    Tandis que certains partent à la campagne en attendant la fin de la période la plus dangereuse, plusieurs manifestations se sont déroulées dernièrement à Séoul pour l'abandon du déploiement dans le pays du système antimissile américain THAAD et contre la politique des USA en Asie du Nord-Est. Les manifestants ont encerclé l'ambassade des USA dans le centre de la capitale pour exiger de ne pas déstabiliser la situation dans la région.

    Pendant ce temps, le calme règne à la frontière avec la Corée du Nord. Dans le village de Panmunjeom, où les soldats nord-coréens et sud-coréens se tiennent les uns face aux autres, le service se déroule normalement sans incident des deux côtés.

    Quoi qu'il en soit, tout le monde attend le dénouement de la confrontation américano-nord-coréenne d'ici fin août. En l'absence de provocations des deux côtés, tout devrait se conclure par des phrases résonantes et des paroles en l'air. Le 21 août commenceront les nouvelles manœuvres américano-sud-coréennes et les exercices en Corée du Nord. Et le moindre incident pourrait se répandre comme une traînée de poudre.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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    Traduction de la presse russe (août 2017) (72)

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    Tags:
    nucléaire coréen, États-Unis, Afrique du Nord, Corée du Sud
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