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    Allemagne: le débat Merkel-Schultz

    Allemagne: le débat Merkel-Schultz se solde par un match nul

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    En prévision du débat télévisé les journaux allemands débordaient de prévisions et de suppositions sur les réponses des deux candidats aux questions des quatre présentateurs du débat.

    Les débats télévisés uniques en son genre sont organisés par tradition une seule fois entre les leaders de partis qui prétendent à la nomination du chef de gouvernement après les législatives, ils durent une heure et demie, ce qui suffit pour exprimer les points de vue sur les principaux problèmes du pays.

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    En Allemagne le chancelier est élu par les députés, et pour son élection il est nécessaire de réunir la majorité des voix des représentants de partis ayant franchi la barrière des 5%. Et personne ne doute que les leaders aujourd'hui sont la chancelière allemande Angela Merkel (CDU/CSU) et le chef des sociaux-démocrates (SPD) Martin Schulz. Ce dernier comptait énormément sur le débat direct, car en affrontement indirect il s'inclinait toujours face à Merkel. Alors que la chancelière sortante n'apprécie par un échange de coups direct, car dans ce format elle était toujours vaincue par tous les candidats sociaux-démocrates: Gerhard Schröder, Frank-Walter Steinmeier et Peer Steinbrück en 2013. Néanmoins, elle parvenait après cela à remporter les élections malgré une perte de 1-2 % des voix.

    Les thèmes du débat convenus avec les candidats comprenaient le problème migratoire, la politique étrangère, la justice sociale et la sécurité intérieure. Comme l'ont noté les experts de la chaîne ZDF, Martin Schultz devra prouver qu'il représente effectivement une alternative à la chancelière sortante. D'après les experts de l'agence de presse n-tv, les principaux sujets qui intéressent l'électeur allemand sont le problème des migrants et la justice sociale. Et en effet une grande partie du débat était consacrée à ces problèmes, même si le thème des réfugiés prédominait en pourcentage. Sur cette question un observateur externe pouvait difficilement y voir des différences notables. Les deux candidats adoptaient une approche humanitaire du problème et ne mentionnaient pas les causes de la situation actuelle relative au flux migratoire.

    Il est évident que ce sont les journalistes qui posaient les questions à la chancelière et au candidat et ce sont les journalistes qui déterminaient le caractère et le rythme du débat. Mais aucun d'eux n'a eu la moindre volonté ou raison de parler de la Russie. Le thème de la Russe surgissait soudainement et indirectement dans les réponses portant sur la menace nucléaire nord-coréenne quand les candidats exprimaient leur souhait de suivre la voie pacifique sans recourir à l'usage des armes (comme le préconise le président américain Donald Trump). Et même en évoquant l'exemple du règlement iranien les candidats ont omis le rôle de la Russie sur ce dossier.

    En ce qui concerne la politique étrangère, c'est le thème des relations avec la Turquie qui avait dominé presque entièrement. Mais cette fois également en appelant à la ligne dure Schultz a été confus quand les journalistes l'ont interrogé sur les éventuelles contremesures de la Turquie en matière de passage de migrants en Europe. Il n'avait visiblement pas réfléchi jusqu'à au bout à la conséquence d'une telle démarche. Merkel paraissait bien plus compétente sur la question.

    Chose qu'on ne peut pas dire sur le débat concernant le scandale diesel, quand elle a dû se défendre contre les accusations d'indulgence à l'égard des patrons de l'industrie automobile. En revanche, on ne constatait pas un écart particulier dans les positions des candidats par rapport à la justice sociale, aux impôts et à l'âge de la retraite.

    Du point de vue d'un observateur russe, le débat s'est soldé par un score nul. Aucun des candidats n'a été assez convaincant pour voter pour lui. Mais c'est aux électeurs allemands de faire ce choix le 24 septembre.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

    Dossier:
    Traduction de la presse russe (septembre 2017) (71)
    Tags:
    débats, débats télévisés, Martin Schulz, Angela Merkel, Allemagne
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