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    Le «chevalier noir» iranien règle le problème kurde en Irak

    Le «chevalier noir» iranien règle le problème kurde en Irak

    © REUTERS/ Ako Rasheed
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    Izvestia
    Traduction de la presse russe (octobre 2017) (69)
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    L'intervention du général iranien Qassem Soleimani, chef de l'unité spéciale Al-Qods du Corps des gardiens de la révolution islamique, a permis de garantir une issue pacifique au conflit aggravé entre les autorités de Bagdad et le Kurdistan irakien autour de la ville contestée de Kirkouk.

    L'information provient de sources du gouvernement régional du Kurdistan irakien et du parlement irakien. Jusque là, le pays était de facto en état de guerre civile: les députés avaient forcé le premier ministre à envoyer l'armée nationale à Kirkouk, et les autorités de la région autonome kurde menaçaient de défendre leur territoire armes à la main. La volonté de contrôler cette ville s'explique par les importantes réserves pétrolières concentrées à ses abords. Les représentants d'Erbil et de Bagdad affirment que la situation dans la ville est revenue au calme, écrit vendredi 20 octobre le quotidien Izvestia.

    Une réunion trilatérale vient de s'achever en Irak entre les représentants des autorités centrales du pays et de la région autonome kurde avec la participation de Qassem Soleimani, surnommé «le chevalier noir». Ces négociations ont abouti au transfert de Kirkouk sous le contrôle de Bagdad, ont expliqué des sources au sein du gouvernement régional kurde.

    «Avec sa médiation, nous avons réussi à passer un accord sur le retrait des rebelles kurdes Peshmerga de la ville, auxquels se substitueront des unités de l'armée irakienne», a expliqué une source.

    Le député irakien du Goran Massoud Heïdar précise qu'il est question d'un accord en neuf points réglementant le futur des relations entre Bagdad et Erbil.

    «Le premier point prévoit le déploiement des forces armées irakiennes dans les régions en dehors du Kurdistan irakien jusqu'ici contrôlées par les Peshmerga (avant tout à Kirkouk). Le deuxième point indique que le contrôle de ces territoires est transféré aux autorités centrales. De plus, ces dernières contrôleront les sites stratégiques dans la province de Kirkouk: l'aérodrome militaire et la base, ainsi que les champs pétroliers. Enfin, il est question de former une nouvelle région Souleimaniye-Kirkouk-Halabja et de constituer un nouveau gouvernement au Kurdistan irakien», déclare le député.

    Le parlement a confirmé que cet accord avait été conclu avec la participation et la médiation de Qassem Soleimani.

    L'Iran entretient des relations aussi bien avec les autorités centrales de l'Irak qu'avec les Kurdes irakiens. Initialement, Téhéran s'était opposé au référendum dans la région autonome kurde: Qassem Soleimani s'était même entretenu avec le président du gouvernement régional kurde Massoud Barzani pour exiger son annulation. Néanmoins, Erbil n'a pas renoncé au vote. C'est alors que l'Iran a décidé de ne pas se limiter aux déclarations.

    Qassem Soleimani est effectivement considéré comme un héros national en Iran. Il est envoyé sur les terrains les plus difficiles pour régler des questions politiques et militaires. D'après la presse arabe, c'est lui qui a commandé l'offensive des unités terrestres pendant de nombreuses opérations importantes contre les terroristes en Syrie et en Irak. Il a également été chargé de s'occuper de la question kurde et, à ce titre, s'était entretenu avec les autorités d'Erbil avant le référendum.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

    Dossier:
    Traduction de la presse russe (octobre 2017) (69)

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    Tags:
    Iran, Kirkouk, Kurdistan irakien
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