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    Le baril de pétrole dépasse les 60 dollars: et s'il grimpait jusqu'à 80 dollars?

    Le baril de pétrole dépasse les 60 dollars: et s'il grimpait jusqu'à 80 dollars?

    © Sputnik. Vitaly Timkiv
    Lu dans la presse
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    Vestifinance.ru
    Traduction de la presse russe (octobre 2017) (69)
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    Les cours pétroliers ont dépassé la barre des 60 dollars. Faut-il s'attendre à la poursuite de cette hausse ou à une baisse?

    Selon Vestifinance.ru, le baril de Brent a dépassé la barre psychologique des 60 dollars et a même réussi à s'établir légèrement au-dessus. Lundi matin, le cours s'est fixé autour de 60,40 dollars le baril.

    Comme l'écrivait déjà Vesti.Economika, le prix du pétrole n'avait effectivement pas l'intention de diminuer avant d'atteindre le chiffre indiqué.

    Formellement, ce regain de croissance a suivi la déclaration du prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane concernant la volonté et la disposition du pays à prolonger l'accord de l'Opep+ jusqu'à la fin de l'année prochaine. Toutefois, le marché utilise habituellement de telles informations comme prétexte, rien de plus.

    D'ailleurs, du point de vue de l'analyse technique, le baril a atteint aujourd'hui un niveau crucial à long terme. On observe l'une des tendances à long terme bien visible sur le graphique mensuel.

    La première tentative de franchir cette barrière échouera très probablement, c'est pourquoi il convient de s'attendre à un déclin, qui plus est la quantité de positions spéculatives dans les contrats à terme sur le pétrole se trouve à un niveau record et aujourd'hui, une nouvelle ascension est improbable. Dans le même temps, après ce recul la situation sur le marché changera et c'est alors que les quotas pourraient tenter de franchir la tendance à long terme.

    Dans ce cas, d'ici deux ans les tarifs pourraient augmenter jusqu'à 75-80 dollars le baril. Cela paraît impensable pour certains aujourd'hui, mais quand le baril valait plus de 100 dollars sa chute jusqu'à 40 dollars était tout aussi incroyable.

    Bien des choses pourraient alors changer. On ignore par exemple comment, dans des conditions de prix plus élevés, les compagnies de schiste américaines pourront travailler quand on sait qu'aujourd'hui déjà leur flux financier net permet à peine d'amortir leurs frais.

    Et bien que le thème des compagnies de schiste soit controversé, la semaine dernière est apparue une nouvelle publication sur le déclin de la révolution de schiste. Le journal Financial Times note que ces dernières années sont apparus des signes clairs indiquant que la dynamique de croissance de la production de pétrole de schiste aux USA avait changé. Les indices de productivité et les quantités de production pétrolière ont cessé d'augmenter sur les principaux champs comme le bassin d'Anadarko, Eagle Ford et Niobrara, ainsi que le bassin de Perm.

    Hormis la baisse de la production sur les principaux sites de schiste, on ne constate plus de réduction notable du temps nécessaire pour forer de nouveaux puits.

    De plus, le Venezuela, où règne une crise gravissime et où tout pourrait arriver, pourrait à nouveau faire parler de lui.

    Dans l'ensemble, la plupart des experts pensent que le baril va connaître une nouvelle baisse significative — et c'est ce que pensent également la plupart des acteurs mineurs du marché qui chercheront à miser agressivement sur la baisse. Cependant, la majorité ne gagne jamais sur le marché, par conséquent nombre de ces opérateurs devront probablement fermer leurs positions à court terme avec d'importantes pertes.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

    Dossier:
    Traduction de la presse russe (octobre 2017) (69)

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    Tags:
    prix, pétrole, OPEP, Mohammed Ben Salmane, Arabie Saoudite
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