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    Salmane ben Abdelaziz Al Saoud

    Le prince saoudien riche de 18 milliards de dollars se retrouve derrière les barreaux

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    Traduction de la presse russe (novembre 2017) (72)
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    Dans la soirée du 4 novembre, le roi saoudien Salmane ben Abdelaziz Al Saoud a signé un décret sur la lutte contre la corruption et a déclaré qu'il avait l'intention de mettre définitivement un terme aux abus au sein des structures du pouvoir du pays.

    Le monarque a expliqué qu'au plus haut rang du gouvernement agissaient des individus «plaçant leurs intérêts personnels au-dessus des intérêts publics» pour s'enrichir illégalement. Selon RBC.

    La chaîne Al Arabiya a ensuite rapporté l'interpellation de 11 membres de la famille royale saoudienne, quatre ministres en exercice et de «dizaines» d'anciens ministres soupçonnés de corruption. Parmi eux: le prince Al-Walid ben Talal ben Abdelaziz Al Saoud et le prince Mitab ben Abdallah ben Abdelaziz Al Saoud, ex-ministre de la Garde nationale. Il n'est pas expliqué ce que les représentants de la dynastie saoudienne ont exactement fait mais l'agence de presse Bloomberg écrit qu'Al-Walid a été arrêté dans son camp dans le désert.

    Lundi 6 novembre, un haut responsable saoudien a expliqué quels chefs d'inculpation visaient les accusés. Le milliardaire Al-Walid est soupçonné de blanchiment d'argent, de corruption et d'extorsion de fonds aux fonctionnaires. Le prince Mitab ben Abdallah est accusé de détournement, d'emplois fictifs, de transferts de contrats publics à ses propres compagnies, dont un contrat de 10 milliards de dollars pour livrer des transmetteurs et des gilets pare-balle. L'ex-ministre des Finances Ibrahim Al-Assaf est accusé de détournement de fonds dans le cadre de l'élargissement de la Grande mosquée de la Mecque. De plus, il est soupçonné d'abus de pouvoir et d'informations confidentielles dans le cadre de transactions foncières.

    D'après l'agence de presse Bloomberg, ces interpellations n'ont fait que renforcer les rumeurs selon lesquelles le roi Salmane libérait l'accès au trône pour son fils de 32 ans, Mohammed ben Salmane Al Saoud. C'est son partisan Khaled ben Ayyaf qui a remplacé Mitab au poste de ministère de la Garde russe.

    Les spécialistes ont été particulièrement surpris par l'arrestation d'Al-Walid, qui avait exprimé plusieurs fois sa loyauté envers le roi Salmane et son fils. Les sources expliquent cette purge rapide au sein de la dynastie dirigeante par la décision qu'aurait prise Salmane de quitter son poste à la fin de cette année ou en début d'année prochaine.

    L'arrestation d'Al-Walid a surpris ses partenaires d'affaires. Comme l'écrit le New York Times, il n'était pas surnommé «le Warren Buffet du Moyen-Orient» sans raison. Forbes estime la fortune du prince à 18 milliards de dollars, ce qui lui permet d'occuper la 45e place au classement des hommes les plus riches de la planète. Il possède 95% des parts de Kingdom Holding et il est le plus grand actionnaire de l'un des conglomérats financiers internationaux, Citigroup (plus de 6% des actions). Il détient également des parts dans les compagnies comme Four Seasons (dont ils possèdent 95% des actions avec Bill Gates), Twitter, 21st Century Fox et Disney. Les hôtels George-V à Paris et Plaza à New York lui appartiennent également.

    Le prince affirme que son père ne lui a offert qu'une maison, versé 30.000 dollars pour ses études et encore 300.000 dollars sous forme de prêt. Al-Walid n'a jamais révélé comment il avait réussi à faire fortune rapidement, même si le Business Insider relève que la plupart des bons investissements du prince sont liés aux transactions immobilières.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

    Dossier:
    Traduction de la presse russe (novembre 2017) (72)
    Tags:
    corruption, arrestation, Salmane ben Abdelaziz al-Saoud, Arabie Saoudite
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