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    La réunion tripartite des Présidents russe, turc et iranien sur l'avenir de la Syrie

    Processus de paix en Syrie: les USA sur la touche

    © Sputnik . Mikhail Metzel
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    Traduction de la presse russe (novembre 2017) (72)
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    La réunion au sommet de Sotchi a mis en évidence qui contrôlait l'avenir post-conflit de la Syrie: la Russie, la Turquie et l'Iran.

    Bien que ces pourparlers aient été précédés par un entretien téléphonique du président russe Vladimir Poutine avec son homologue américain Donald Trump, les analystes occidentaux pensent que les USA ont complètement cédé à la Russie le règlement de la crise politique syrienne. Cependant, cette baisse d'intérêt de Washington ne signifie pas que toutes les difficultés autour de la Syrie sont résorbées. Selon le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

    «Nos efforts doivent se concentrer sur la garantie d'une normalisation à long terme en Syrie», a déclaré Vladimir Poutine au début des pourparlers avec les présidents de la Turquie et de l'Iran. Pendant le sommet de Sotchi, les trois dirigeants ont accordé une attention particulière à l'avenir politique du pays. Ils ont notamment évoqué l'initiative du Congrès du dialogue national — une conférence appelée à réunir différents groupes politiques syriens pour contribuer au processus de paix. Mais le fait est que l'idée d'organiser ce congrès est largement interprétée comme une tentative des acteurs se rangeant du côté de Damas de diriger le processus politique dans un sens qui leur serait favorable. Par conséquent, cette initiative suscite la méfiance des groupes d'opposition influents et des pays occidentaux qui souhaitent encore régler le problème syrien.

    Une grande partie des opposants politiques au président syrien Bachar al-Assad continue d'insister sur sa démission. Comme l'a déclaré à Sotchi Vladimir Poutine, «grâce aux actions de la Russie, de la Turquie et de l'Iran il a été possible d'empêcher l'effondrement de la Syrie» et comme Damas a réussi à reprendre le contrôle d'une importante partie de son territoire, toute exigence intransigeante de l'opposition semblerait comique. De plus, certains signes indiquent que Washington, qui a longtemps joué l'avocat de l'opposition syrienne, ne soulève plus aussi fermement la question de la démission du président syrien. Dans leurs commentaires sur l'entretien entre Trump et Poutine la veille du sommet de Sotchi, les analystes occidentaux concluent que la Russie a complètement repris l'initiative aux USA dans la crise syrienne.

    En effet, la réunion de Sotchi a montré que les questions relatives à l'ordre post-conflit en Syrie se trouvaient réellement entre les mains des trois pays qui sont aujourd'hui les plus impliqués dans la crise syrienne: la Russie, la Turquie et l'Iran. Toutefois, la campagne militaire et diplomatique efficace du «trio» ne signifie pas du tout que le processus de paix doit se trouver uniquement entre les mains de ces trois pays. S'il est possible de survivre à l'optimisation de la présence américaine en Syrie, il est primordial de ne pas laisser sur la touche les acteurs régionaux qui ne font pas partie de l'alliance russo-turco-iranienne mais qui pourraient réagir durement si on omettait leurs intérêts.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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    Traduction de la presse russe (novembre 2017) (72)
    Tags:
    Vladimir Poutine, Turquie, Iran, Syrie, États-Unis, Russie
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