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    Les banques américaines s'unissent pour se prémunir contre la «fin du monde»

    © Fotolia/ Givaga
    Lu dans la presse
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    Vedomosti
    Traduction de la presse russe (décembre 2017) (29)
    2017

    Les banques américaines ont lancé cette année le projet Sheltered Harbor, censé protéger le système financier en cas de puissante cyberattaque contre l'une d'entre elles. Des banques et des groupes créanciers comptant près de 400 millions de comptes aux États-Unis se sont déjà ralliés à cette initiative.

    Aujourd'hui, les banques ne craignent pas tant la perte des informations personnelles de leurs clients que la destruction ou le blocage de ces informations suite à une attaque de piratage, qui pourrait stopper le travail d'une banque pendant quelques heures, jours ou pour une durée encore plus longue. Si des personnes perdaient soudainement accès à leur argent dans une banque, les clients des autres pourraient également paniquer et commencer à retirer leurs épargnes, ce qui, au pire des cas, pourrait impacter tout le système bancaire. Face à ce risque, les participants au projet Sheltered Harbor créent des copies de réserve de leurs données pour que d'autres puissent les utiliser afin de servir les clients de la banque attaquée. Selon le quotidien Vedomosti.

    Pour comprendre comment réagir aux nouveaux défis, les régulateurs et les banques organisent des sortes d'exercices militaires. En 2015, lors d'un test lancé par le ministère américain des Finances, les opérateurs financiers ont compris que même des problèmes avec les données de banques mineures pourraient ébranler la confiance portée au système dans son ensemble. Les grandes banques ont constaté également qu'elles restaient vulnérables en cas de vague de panique, en dépit de leurs immenses investissements dans la cybersécurité. De plus, les compagnies technologiques utilisent aujourd'hui des banques mineures pour effectuer des paiements mobiles et d'autres opérations en ligne, c'est pourquoi pratiquement toute organisation peut devenir un maillon clef dans la chaîne du système.

    C'est pourquoi les banques, aussi bien de moindre envergure que des géants comme Bank of America, Citigroup et JPMorgan Chase, ont lancé le projet Sheltered Harbor. Il a été suggéré par le directeur des risques opérationnels de Goldman Sachs Phil Venables et par l'ex-directeur de l'activité opérationnelle de Morgan Stanley James Rosenthal, aujourd'hui coprésidents du conseil d'administration de Sheltered Harbor regroupant 34 banquiers.

    L'adhésion au projet coûte entre 250 et 25.000 dollars par an en fonction de la taille de la banque. Les participants doivent respecter certaines normes pour le formatage et le stockage des données pour qu'elles puissent être utilisées en l'espace de 48 heures après une attaque.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

    Dossier:
    Traduction de la presse russe (décembre 2017) (29)

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    Tags:
    cybersécurité, attaque, comptes bancaires, États-Unis
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