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Traduction de la presse russe (février 2018) (59)
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Les réformes planifiées par le prince héritier Mohammed ben Salmane Al Saoud pourraient achopper: selon la dernière étude d’Indosuez Wealth Management, la croissance nominale de l’économie du royaume «n’a pas vraiment été positive» en 2017.

Selon le site d'information Vestifinance, le scénario en Arabie saoudite n'est pas forcément positif. Les Émirats arabes unis, qui ont également souffert de la baisse des prix des hydrocarbures, disposent toutefois d'une économie plus diversifiée. Dubaï pourrait également profiter de la reprise du commerce global et du tourisme. Malgré tout, comme les Émirats arabes unis conservent le lien dirham-dollar ils sont obligés de tenir compte de la hausse des taux d'intérêt par la Réserve fédérale américaine, qui pourrait limiter la croissance émiratie.

L'étude d'Indosuez Wealth Management indique qu'à cause des dépenses planifiées en 2018, le déficit du gouvernement saoudien restera important malgré une hausse des recettes de l'État grâce à des prix du pétrole plus importants.

Selon les experts d'Indosuez, cela n'augure rien de bon pour la dette publique qui pourrait s'élever à 60% du PIB d'ici 2022 contre 1,6% en 2014.
Quoi qu'il en soit, l'introduction de la TVA début 2018 devrait améliorer la situation.

«En bref, les perspectives à court terme de l'Arabie saoudite sont loin d'être brillantes. Cela constitue un facteur de risque car cela pourrait provoquer des fluctuations du rythme des réformes et forcera le pays à souffrir plus longtemps de la «maladie hollandaise» liée à la dépendance envers le pétrole», indique l'étude.

Le ralentissement de l'économie a réduit les importations. Qui plus est, les réserves saoudiennes ont chuté à 1 850 milliards de riyals en octobre 2017 (395 milliards d'euros) contre 2 797 milliards en août 2014 (597 milliards d'euros) quand elles étaient à leur maximum historique.

Le rapport indique par contre que la croissance rapide de la population saoudienne — près de 1,2% par an — est très prometteuse pour l'économie.
«Le projet ambitieux «Vision 2030» a d'urgence besoin de facteurs encourageants car le pays souffre de la croissance faible et des déséquilibres financiers importants à cause des prix bas depuis 2014», estiment les experts.

Par ailleurs, une autre étude met en avant l'absence de confiance d'affaires durable au Moyen-Orient en général (EAU, Bahreïn, Arabie saoudite, Oman, Qatar et Koweït).

«La région fait face à des perspectives compliquées liées à la chute des revenus pétroliers, aux restrictions budgétaires, à la hausse de l'inflation et à la persistance de l'instabilité politique», souligne Hanady Khalife, directrice de MEA & India Operations of IMA.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

Dossier:
Traduction de la presse russe (février 2018) (59)

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Mohammed ben Salmane Al-Saoud, réformes, Arabie Saoudite
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