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    Silvio Berlusconi

    Silvio Berlusconi fait son grand retour en politique

    © Sputnik . Sergey Guneev
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    Izvestia
    Traduction de la presse russe (février 2018) (59)
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    Le 12 novembre 2011, Silvio Berlusconi présentait sa démission au président italien. Pendant plusieurs mois, il avait été poussé à partir à cause de nombreux scandales suivis de poursuites en justice, le tout dans un contexte économique extrêmement difficile pour le pays. Ce qui ne l’empêche maintenant de revenir en politique.

    Les prochaines élections législatives sont fixées au 4 mars 2018 en Italie et à un mois du vote, la situation reste extrêmement confuse — aucun des trois blocs qui s'affrontent, selon les experts, ne pourra dépasser la barre de 40% qui lui permettra de former un gouvernement. Paradoxalement, le principal gagnant, dans cette situation, n'est autre que Silvio Berlusconi, écrit mardi 6 février le quotidien Izvestia.

    Entre 1994 et 2011, Silvio Berlusconi a dominé la scène politique italienne — avec quelques légères interruptions — en tant que premier ministre. L'actuel chef du parti de centre-droit Forza Italia était alors considéré comme l'un des politiciens les plus excentriques du monde.

    Durant toutes ces années, son nom a été lié à des scandales — non pas diplomatiques mais d'ordre privé et financier.

    «Je suis l'homme le plus poursuivi dans le monde entier, j'ai été figurant de plus de 2.500 procès», déplorait non sans bravoure Berlusconi il y a dix ans. A l'époque, au «palmarès» du premier ministre italien figuraient ses liens avec la mafia, la fraude fiscale et la corruption de concurrents.

    La liste de jeunes femmes avec lesquelles le politicien d'un âge assez avancé entretenait des relations était presque aussi longue — au plus grand bonheur de la presse people et des quotidiens pour lesquels les aventures du premier ministre ont longtemps servi de source intarissable de nouvelles sensationnelles.

    Silvio Berlusconi a aujourd'hui 81 ans. Certes, il a vieilli, mais son physique n'a pas beaucoup changé.

    En revanche, les changements qui se sont opérés à l'intérieur de lui sont bien plus flagrants. Aujourd'hui, Silvio Berlusconi est une sorte de «père de la nation» aguerri par l'expérience, qui se qualifie «d'opposant modéré».

    Certains qualifient l'ancien chef du gouvernement italien d'«archétype» de Donald Trump. Silvio Berlusconi ne semble pas apprécier la comparaison mais quoi qu'il en soit, les parallèles entre l'ex-premier ministre tel qu'il se présente en 2018 et le président américain ne tiennent pas debout.

    On estime que 6 à 8% d'Italiens soutiennent toujours Berlusconi — simplement à cause des sympathies personnelles et indépendamment de sa ligne politique. La part des personnes âgées est importante en Italie, ce qui joue à son avantage. C'est à ce groupe social que le politicien s'adresse en promettant de multiplier par deux la retraite minimale et de rendre gratuits les services des dentistes et des ophtalmologues. Les électeurs ne se posent pas la question de savoir comment réaliser ces propositions étant donné que la dette publique s'élève à 2.300 milliards d'euros.

    Le parti de Berlusconi, Forza Italia, se présente aux élections en alliance avec la Ligue du Nord de Matteo Salvini, les Frères d'Italie de Giorgia Meloni et un autre petit parti de droite, Noi con l'Italia.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

    Dossier:
    Traduction de la presse russe (février 2018) (59)

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    Tags:
    scandale, Forza Italia, Silvio Berlusconi, Italie
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