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Traduction de la presse russe (février 2018) (59)
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Le chancelier autrichien Sebastian Kurz est attendu aujourd'hui à Moscou pour une visite de deux jours.

Ce sera sa première visite en Russie en tant que dirigeant de l'État autrichien, dans un contexte où l'Autriche est l'un des pays européens dont l'attitude est l'une des plus bienveillantes envers la Russie et où le nouveau gouvernement autrichien cherche à accroître son poids international. Cependant, les experts n'attendent pas d'idées novatrices de la part de Kurz, dont les positions seront influencées par les élections en Hongrie et en Italie. Selonle site d'information Gazeta.ru.

Ce 27 février, Sebastian Kurz se rend pour la première fois en Russie en tant que chef du gouvernement autrichien qui, hormis le Parti populaire d'Autriche, inclut des eurosceptiques et des membres du Parti de la liberté d'extrême-droite. Il s'était déjà rendu à Moscou quand il occupait le poste de ministre des Affaires étrangères.

Sur fond de détérioration des relations avec l'UE, Moscou accorde une grande importance à la visite de ce politicien autrichien — l'un des plus jeunes d'Europe — qui prône l'amélioration des relations avec la Russie. «La paix en Europe n'est possible qu'avec la Russie, et non contre elle», a notamment déclaré l'administration du chancelier.

Sebastian Kurz rencontrera le président russe Vladimir Poutine pour évoquer les relations de Moscou avec les pays de l'UE, la situation en Syrie et en Ukraine. Le chancelier prône l'annulation au plus vite des sanctions contre la Russie après la mise en œuvre des Accords de Minsk.

L'Autriche est également défavorable à la loi sur la réintégration du Donbass signée par le président ukrainien Petro Porochenko.

Oleg Bondarenko, directeur du Fonds de la politique progressive, souligne que l'Autriche — au même titre que la République tchèque, la Hongrie et l'Italie — est à l'avant-garde du mouvement pour la levée des sanctions. «Bien que Sebastian Kurz soit encore trop jeune pour devenir le leader informel des États souhaitant améliorer les relations avec la Russie, il a du potentiel», estime l'expert.

Dans le même temps, les experts indiquent qu'en dépit d'une rhétorique amicale et aux accents pro-russe de certains dirigeants européens, tous les membres de l'UE votent quand même pour les sanctions.

De ce fait, la Russie attend que les pays européens fassent le premier pas.

Il est peu probable que le chancelier autrichien avance des initiatives car il a conscience du fait que, formellement, il rencontre un candidat à la présidentielle. L'Autriche, tout comme toute l'Europe, attendra certainement les signaux que Vladimir Poutine pourrait envoyer à l'Occident s'il était réélu.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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Traduction de la presse russe (février 2018) (59)

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visite, Sebastian Kurz, Moscou
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