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Traduction de la presse russe (mars 2018) (57)
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Le président américain Donald Trump s'est dit prêt à entamer les négociations avec la Corée du Nord. Plus tôt, des représentants nord-coréens s'étaient également prononcés pour un dialogue avec Washington. Néanmoins, on continue d'entendre une rhétorique belliqueuse aux USA, où le Pentagone insiste sur le désarmement nucléaire de Pyongyang.

Les experts pensent que l'Amérique ne se décidera certainement pas à utiliser la force contre la Corée du Nord, notamment après la mise en garde de Vladimir Poutine pendant son allocution à l'Assemblée fédérale. Selon la chaîne RT.

Le 26 février, le président américain avait déjà déclaré qu'il n'était pas opposé aux négociations avec la Corée du Nord, mais «sous certaines conditions». Plus tôt, le vice-président américain Mike Pence avait tenté de rencontrer la délégation nord-coréenne menée par la sœur de Kim Jong-un pendant les Jeux olympiques de Pyeongchang mais, d'après le département d'État américain, les Nord-Coréens auraient renoncé à cette rencontre «au dernier moment».

«L'assouplissement de la rhétorique américaine vis-à-vis de la Corée du Nord est dû à l'échec de la politique de pression sur la Chine», estime Irina Lantsova, maître de conférences de la chaire d'études américaines à l'Université d'État de Saint-Pétersbourg.

«C'était comme au poker: Trump a fait tapis — il bluffait. Mais quand on observe ce qui se passe autour de Taïwan et les processus intérieurs en Chine même, il devient évident que Trump ne parviendra pas à exercer une pression maximale sur Pékin. C'est pourquoi il faut, d'une certaine manière, réduire la tension autour de la Corée du Nord», explique l'experte.

Le 3 mars 2018, l'agence de presse nord-coréenne KCNA a diffusé un communiqué du Ministère nord-coréen des Affaires étrangères concernant les éventuelles négociations avec les USA. Selon la Corée du Nord, «les négociations doivent répondre aux intérêts réciproques, être menées sur des bases égales et sans conditions préalables». Tout en soulignant la disposition de Pyongyang aux négociations, le ministère nord-coréen affirme toutefois qu'il «ne priera pas pour un dialogue ou pour éviter l'option militaire évoquée par les USA».

D'après les médias américains, Washington n'exclut pas l'option militaire pour régler le problème nord-coréen si Pyongyang se dotait de missiles capables d'atteindre les USA. Des exercices américains ont été organisés fin février 2018 à Hawaï afin de s'entraîner à une attaque contre la Corée du Nord.

«Pour la première fois dans l'histoire de la Russie contemporaine, le président russe a déclaré à l'Assemblée fédérale que tout usage de l'arme nucléaire contre la Russie ou contre ses alliés serait considéré comme une attaque nucléaire contre la Russie. La Corée du Nord n'est pas notre alliée, mais une telle rhétorique vise à faire en sorte que les Américains soient plus prudents», déclare le politologue Evgueni Kim.

Selon ce dernier, les négociations entre Washington et Pyongyang se dérouleraient avec succès si les USA écoutaient la proposition de la Russie et de la Chine et suspendaient les exercices militaires.

De son côté, la Corée du Nord pourrait renoncer aux essais balistiques et nucléaires d'ici la fin de l'année.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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Traduction de la presse russe (mars 2018) (57)

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