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    Sommet russo-turc: de quoi ont parlé Poutine et Erdogan?

    © Sputnik . Sergei Guneev
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    Traduction de la presse russe (avril 2018) (46)
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    Vladimir Poutine s'est entretenu mardi avec son homologue turc Recep Erdogan à Ankara, et les deux hommes se sont retrouvé mercredi pour une réunion trilatérale avec le président iranien Hassan Rohani.

    Le premier jour de sa visite, le chef de l'État russe a participé à une visioconférence à l'occasion du lancement de la construction de la centrale nucléaire d'Akkuyu, qui sera opérationnelle en 2023 et permettra de créer de nouveaux emplois aussi bien en Russie qu'en Turquie, écrit mercredi le site d'information Gazeta.ru.

    «Aujourd'hui nous n'assistons pas seulement à la construction de la première centrale nucléaire en Turquie, nous posons aussi les fondations de l'industrie nucléaire turque, nous commençons la création d'un nouveau secteur», a souligné Vladimir Poutine.

    «Les meilleures technologies russes seront utilisées dans la construction de la centrale, a-t-il ajouté. Le site ne représente aucune menace pour l'environnement et respecte toutes les normes de sécurité».

    Le Parlement européen avait cherché à dissuader la Turquie de construire cette centrale, appelant Ankara à se joindre à la Convention sur l'évaluation de l'impact sur l'environnement qui exige des consultations avec les pays voisins. Dans le cas de la Turquie, l'accord de la Grèce et de Chypre aurait été nécessaire.

    Mardi 3 avril, le président russe s'est également entretenu avec le président turc Recep Erdogan. Les deux chefs d'État ont évoqué les perspectives des relations bilatérales et les questions internationales d'actualité. Leur entretien a duré une heure et demie.

    A l'issue de cette discussion à Ankara, Vladimir Poutine a déclaré qu'il était convenu avec Recep Erdogan d'accélérer les fournitures de systèmes antiaériens S-400 en Turquie.

    Ce voyage à Ankara est le premier déplacement à l'étranger de Vladimir Poutine depuis sa réélection à la présidence russe. D'ailleurs, la Turquie est le seul des pays membres de l'Otan à avoir complètement refusé de prendre des mesures contre la Russie concernant l'affaire Skripal.

    «La crise autour de l'ex-agent concerne les relations entre la Russie et le Royaume-Uni. Ils doivent régler cette question entre eux. La Turquie n'a pas l'intention de prendre de décisions par rapport à la Russie à ce sujet. Nous avons de bonnes relations avec la Russie», a déclaré le vice-premier ministre turc Bekir Bozdag le 26 mars.

    Les experts interrogés analysent la visite de Vladimir Poutine en Turquie, qui témoigne à première vue de la volonté de Moscou de développer plus activement ses relations avec Ankara. Iouri Mavachev, directeur politique du Centre d'études de la Turquie contemporaine, remarque que l'intensification des contacts avec Ankara s'explique aussi par la situation internationale.

    «Chacun cherche à tirer un maximum de profit», conclut Iouri Mavachev.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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    Tags:
    Recep Tayyip Erdogan, Vladimir Poutine, Turquie, Russie
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