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    Benjamin Netanyahu

    L'Iran ou Israël: la Russie doit-elle choisir?

    © Sputnik . Sergey Guneev
    Lu dans la presse
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    Novye Izvestia
    Traduction de la presse russe (mai 2018) (42)
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    Les experts débattent activement de la visite du Premier ministre israélien à Moscou.

    Quels sont les enjeux globaux du déplacement de Benjamin Netanyahu en Russie? L'analyse du portail Novye Izvestia. Le 9 mai, Vladimir Poutine s'entretiendra avec Benjamin Netanyahu qui a déclaré que cette rencontre était particulièrement importante au vu des efforts grandissants de l'Iran pour créer en Syrie des bases militaires dirigées contre Israël. Netanyahu a ajouté que ces derniers mois, les Iraniens projetaient en Syrie des armements modernes, notamment des missiles sol-sol et des systèmes de défense antiaérienne menaçant les avions de l'armée de l'air israélienne. Selon le Premier ministre israélien, son pays est résolu à «stopper l'agression iranienne même si cela nécessitait des activités militaires — il vaut mieux le faire plus tôt que plus tard».

    Selon le politologue Alexeï Makarkine cité par Novye Izvestia, «la Russie continue de manœuvrer en Syrie entre l'Iran et Israël, mais c'est de plus en plus difficile». La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova a déclaré que l'Iran jouait un rôle efficace et important dans la lutte contre le terrorisme international. Elle a souligné également que les actions de Téhéran contre le terrorisme avaient une incidence positive sur la situation non seulement en Syrie, mais également dans tout le Moyen-Orient.

    Selon le portail, aujourd'hui, il existe dans les relations russo-israéliennes deux problèmes interconnectés liés à la Syrie. Le premier est celui des éventuelles fournitures de missiles antiaériens S-300 de Russie à la Syrie. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré le mois dernier qu'une telle décision n'avait pas encore été prise. Apparemment, cette question pourrait être soulevée pendant la visite de Netanyahu. Israël souhaite que ces fournitures n'aient pas lieu — sinon il pourrait frapper les bases où seront stationnés les S-300 avant même leur déploiement.

    Le second problème est celui d'une éventuelle confrontation d'envergure directe entre Israël et l'Iran en Syrie. Le fait est que si Israël dévastait sérieusement l'infrastructure iranienne en Syrie, cela pourrait permettre à l'opposition syrienne armée de s'activer, ce qui est complètement inadmissible pour el-Assad. Mais la Russie qui se pose est de savoir si la Russie aille combattre aux côtés d'el-Assad contre Israël. C'est pourquoi les éventuelles activités militaires la placeraient en position de zugzwang. En même temps, Israël compte non seulement sur la non-ingérence de la Russie en cas de guerre, mais également sur son rôle de refrènement pour empêcher l'expansion de la présence iranienne en Syrie, note l'expert.

    Les spécialistes de la «chaîne» Telegram Krasny Sion avancent également des arguments de poids en faveur de la thèse selon laquelle la Russie ne devrait pas dégrader ses relations avec Israël:

    «Il est évident que le premier ministre israélien Netanyahu se rend à Moscou le 9 mai avec un seul objectif: parler de la suppression des combattants et des militaires proxy iraniens de Syrie. La Russie, tôt ou tard (probablement tôt), devra choisir entre l'Iran et Israël».

    En Russie la communauté juive compte 1 million de personnes, et la communauté sunnite 20 millions.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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    Traduction de la presse russe (mai 2018) (42)

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    Tags:
    Benjamin Netanyahu, Vladimir Poutine, Iran, Israël, Russie
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