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    Drapeaux de l'Iran

    Trump contre tous: qui soutiendra l'Iran?

    CC BY 2.0 / yeowatzup / Behesht-e Zahra, Tehran, Iran
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    Gazeta.ru
    Traduction de la presse russe (mai 2018) (73)
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    Trump a déclaré vouloir conclure avec l'Iran un nouvel accord, tandis que les autres signataires du Plan d'action global commun prônent son maintien, même sans les USA.

    Les sanctions économiques promises par Washington déstabilisent l'entente: le risque que l'Allemagne, la France et le Royaume-Uni cèdent aux USA est réel. Cependant, la Chine est prête à en faire une affaire de principe.

    L'analyse du site d'information Gazeta.ru.

    «J'espère pouvoir signer avec eux un bon accord, un accord juste. Meilleur pour eux. Mais nous ne pouvons pas leur permettre d'avoir l'arme nucléaire», a déclaré le locataire de la Maison blanche.

    Sachant que l'annonce du retrait des États-Unis de l'accord actuel, élaboré pendant plusieurs années, a déjà impacté les relations de Washington avec ses partenaires. L'Allemagne, la France et le Royaume-Uni ont déjà annoncé leur position unie et leur désaccord avec les actions de Washington. La chancelière allemande Angela Merkel a même déclaré que l'Europe devait cesser de compter sur les USA et prendre la situation en main.

    De facto, l'échec des tentatives d'empêcher la sortie des USA du Plan d'action ne complique pas seulement la situation: il remet en question la possibilité même de s'entendre avec les États-Unis à ce sujet.

    Le principal problème est que Washington s'est réservé le droit de décréter des sanctions non seulement contre l'Iran, mais également contre les pays et les compagnies qui maintiendraient des relations commerciales avec Téhéran. Les deux solutions envisageables sont perdantes pour l'Europe: les entreprises européennes subiront des pertes soit à cause des sanctions américaines, soit à cause de la perte du marché iranien.

    Or l'Iran n'intéresse pas les pays européens uniquement en tant que source pétrolière: l'Allemagne et la France investissent activement dans l'infrastructure et le secteur automobile du pays.

    Dans ces conditions, l'Europe pourrait tenter de trouver un compromis, ce qui est précisément l'idée des USA. Washington accepterait de faire des exceptions pour les entreprises européennes si les gouvernements de l'UE soutenaient la position américaine vis-à-vis du Plan d'action.

    Un autre scénario est également envisageable: les pays de l'UE pourraient faire preuve de cohésion et aller jusqu'à une confrontation directe avec les USA pour forcer Trump à changer de position.

    Outre les pays européens, la Russie, la Chine et l'Iran-même ont déjà annoncé qu'ils avaient l'intention de poursuivre leur travail dans le cadre du Plan d'action et qu'ils mèneront des négociations étroites pour que la situation ne se déstabilise pas à nouveau.

    La Chine aussi a pu sentir les conséquences de la violation du régime de sanctions américain: en avril 2018, le ministère américain du Commerce a décrété des sanctions contre l'un des plus grands fournisseurs d'équipements de communication et producteurs de smartphones: la compagnie chinoise ZTE. Le numéro 1 du marché, l'entreprise Huawei, pourrait être la prochaine sur la liste.

    Les USA motivent cet «assassinat» de compagnies chinoises par les soupçons de liens avec l'Iran. Mais cela ne fait qu'inciter Pékin à résister à Washington.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

    Dossier:
    Traduction de la presse russe (mai 2018) (73)

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    Tags:
    accord, Angela Merkel, Donald Trump, Allemagne, Iran, États-Unis
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