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Traduction de la presse russe (juin 2018) (61)
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Vladimir Poutine a rencontré à Moscou son homologue portugais Marcelo Rebelo de Sousa, premier dirigeant portugais à se rendre au Kremlin pour un sommet depuis 2001.

Comme l'explique une source diplomatique haut placée, la principale composante n'était pas tant l'importance de la visite du chef de l'État portugais, mais qu'il fallait respecter un horaire précis, écrit jeudi le quotidien Kommersant. En cas de retard, le dirigeant portugais n'aurait pas pu soutenir son équipe nationale face à l'équipe du Maroc au stade Loujniki. Visiblement, Vladimir Poutine en était conscient et la rencontre au Kremlin a commencé sans contretemps.

La conversation entre les deux Présidents n'a pas commencé par les thèmes existentiels (la hausse des échanges, le développement du tourisme, etc.) mais par l'actualité. C'est-à-dire le football.

«L'équipe du Portugal est l'une des plus marquantes en Europe et dans le monde, et en Russie il y a de nombreux supporters de votre équipe», a déclaré le chef de l'État russe, avant d'ajouter: «Bien évidemment nous suivons et supportons avant tout notre équipe (de Russie), mais en tant qu'organisateurs de ce tournoi nous créons des conditions égales pour toutes les équipes».

«Hier je me suis promenais à Moscou, je suis entré dans le métro et j'y ai découvert un très grand nombre de supporters russes qui se réjouissaient de la victoire d'hier. J'espère éprouver la même chose dans deux heures après notre match avec le Maroc», a déclaré le Président portugais.

Et de poursuivre: «Il y a un petit problème qui risquerait de survenir si nous devions jouer l'un contre l'autre. Et même la plus grande amitié du monde ne résisterait pas aux procédures sportives. Parce qu'il ne peut y avoir deux vainqueurs, malheureusement: c'est l'un ou l'autre qui gagne. Certes, nous avons Cristiano Ronaldo, mais d'un autre côté l'équipe de Russie dévoile un excellent jeu et elle joue à domicile.»

Marcelo Rebelo de Sousa n'a pas cherché à dramatiser davantage, espérant qu'indépendamment des résultats de ce match, «s'il avait lieu», les relations diplomatiques ne seraient pas affectées. Vladimir Poutine a marqué son accord en soulignant que la Russie — pays-organisateur du Mondial — se réjouissait «pour ceux qui gagnaient» et était «émue pour ceux qui connaissaient l'échec».

«Si nos équipes nationales s'affrontaient, chacun de nous supporterait ses joueurs, évidemment», a noté le président russe.

Le Président de Souza a acquiescé. Les pourparlers se sont poursuivis à huis clos. Quelques heures plus tard, l'équipe du Portugal s'imposait face à l'équipe du Maroc.

Cette rencontre fut un examen sans précédent pour les relations diplomatiques russo-portugaises, conclut le journal.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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Tags:
visite, Mondial 2018, Marcelo Rebelo de Sousa, Vladimir Poutine, Portugal, Russie
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