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Traduction de la presse russe (juillet 2018) (69)
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Les perspectives du dossier syrien lors du sommet russo-américain à Helsinki paraissent très floues. A en juger par les déclarations du conseiller du Président russe Iouri Ouchakov, le Kremlin espère que le dialogue entre Vladimir Poutine et Donald Trump débouchera sur une entente autour d'un règlement conjoint de la situation en Syrie.

«Je ne crois pas que c'est précisément ce que veulent les USA mais dans les faits, c'est exactement ce qui se produit», avait noté le chef de la diplomatie russe Lavrov quant à l'éventuel accord russo-américain sur le règlement syrien, écrit lundi le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

En effet, les Américains ont montré à de nombreuses occasions qu'ils poursuivaient leurs propres intérêts au Moyen-Orient. Leurs buts et objectifs ne sont pas vraiment liés à ce que souhaite la Russie dans la région. Pour l'instant, Washington et Moscou y sont plutôt ennemis et rivaux que partenaires. La rencontre des deux Présidents devrait visiblement permettre d'amorcer des changements.

Mais vu les circonstances, les Américains ne vont certainement pas céder leurs positions au profit de Moscou. Par exemple, d'après les informations rapportées du Moyen-Orient, contrairement à leurs promesses, les États-Unis accroissent leur présence militaire dans la région au lieu de la réduire. Et ce n'est pas à cause de Moscou ou de Damas, mais de la présence réelle dans la région de groupes chiites et de structures militaires iraniennes.

Selon la chaîne PressTV se référant aux médias irakiens, l'armée américaine compte créer de nouvelles bases en Irak et au Koweït. Les Américains ont l'intention d'installer une base aérienne dans la province irakienne d'Anbar «pour contrôler la route reliant Bagdad à Damas, ainsi que les territoires à l'ouest du pays». Il n'est pas un secret que sur ces territoires, des unités chiites soutenues par l'Iran combattent les terroristes de Daech restants. Les médias irakiens précisent qu'il s'agira de la troisième base du Pentagone dans la province.

Inutile d'expliquer pour quelle raison les bases américaines en Irak contrôleront la situation en Syrie. Leur présence est légitime en Irak, contrairement à la Syrie où elles prétendent lutter contre Daech. Damas s'oppose à ces actions et considère les territoires retenus par les USA et leurs alliés comme occupés.

Sur le territoire syrien sont implantées 19 bases militaires des USA et de leurs alliés, fait remarquer le journal.

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a déjà présenté la nouvelle stratégie américaine au Moyen-Orient la semaine dernière aux Émirats arabes unis. D'après lui, après la défaite de Daech, le principal objectif de Washington consistera à «former une coalition régionale pour faire face à Téhéran». Les médias et experts occidentaux supposent que les USA peuvent faire participer Moscou à la limitation de la présence de forces soutenues par l'Iran au sud de la Syrie en renonçant à leur base militaire d'al-Tanf à la frontière jordanienne.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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Traduction de la presse russe (juillet 2018) (69)

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Tags:
pétrole, Russie, États-Unis, Syrie, Damas
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