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    Ambassadeur russe à Téhéran: «L'Iran n'est pas un pays sur lequel on peut faire pression»

    © Sputnik . Sergey Mamontov
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    Kommersant
    Traduction de la presse russe (juillet 2018) (69)
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    Début août, les États-Unis rétabliront une partie des sanctions visant l'Iran (contre le secteur de la construction automobile et le commerce de l'or), mais c'est en novembre qu'ils décréteront les restrictions unilatérales les plus sérieuses (dans le secteur énergétique et banquier).

    L'ambassadeur de Russie en Iran, Levan Jagarian, affirme dans une interview au journal russe Kommersant que les restrictions américaines n'affecteront pas les liens russo-iraniens, écrit jeudi le quotidien Kommersant

    «A l'approche du sommet russo-américain, de nombreuses déclarations ont été faites par des représentants officiels, notamment par  Benjamin Netanyahu, selon lesquelles Moscou pourrait faire pression sur Téhéran afin qu'il retire ses unités de Syrie. Avant tout, je voudrais rappeler que la présence militaire iranienne sur le territoire syrien est légale. Les Iraniens s'y trouvent, tout comme les militaires russes, à l'invitation du gouvernement syrien légitime, et ils participent à l'opération d'élimination des terroristes. Parfois, il y a effectivement des confrontations entre les forces iraniennes et israéliennes en Syrie. Nous faisons tout pour l'empêcher. Pour empêcher l'expansion du conflit», a expliqué Levan Jagarian.

    «L'Iran n'est pas un pays sur lequel on peut faire pression. C'est un grand État qui mène une politique étrangère indépendante. On peut travailler avec les Iraniens par la persuasion, mais faire pression sur eux est contre-productif», a-t-il rajouté.

    Les relations commerciales et économiques entre l'Iran et la Russie se développent activement, selon l'ambassadeur. Il mentionne plusieurs grands projets tels que la deuxième et troisième section de la centrale nucléaire de Bouchehr, la construction de quatre unités de production du barrage Sirik dans la province de Hormozgan et l'électrification de la ligne ferroviaire Garmsar-Inche Burun. «Malgré les menaces des USA, je ne vois aujourd'hui aucun obstacle à la mise en œuvre de ces projets. Ce travail se poursuit normalement», poursuit-il.

    La Russie ne reconnaît pas les sanctions unilatérales américaines en les considérant comme illégales. L'Iran respecte rigoureusement ses engagements dans le cadre du Plan d'action global commun, comme l'a confirmé à plusieurs reprises l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

    «Pour le moment l'Iran respecte cet accord, et nous l'appelons activement à respecter tous ses termes. Les principales puissances européennes — le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne — reconnaissent également que l'Iran remplit ses engagements. Dans ce sens, leur position diverge avec celle des USA», rappelle Levan Jagarian.

    Avec ses partenaires chinois et européens, Moscou continue de chercher des solutions pour élaborer des mécanismes permettant à l'Iran de continuer à tirer un profit économique du respect du Plan d'action. 

    «Les Européens misent sur la «loi de blocage» (Blocking Status) adoptée en 1996 pour protéger les compagnies européennes contre les sanctions américaines. Nous verrons s'ils parviendront à l'appliquer vis-à-vis de l'Iran. De notre côté, nous sommes prêts à mener un travail conjoint au plus haut niveau. Mais c'est aux Européens d'en accomplir la majeure partie. Parce que les Iraniens n'ont aucune réclamation par rapport à nous ou aux Chinois. Mais il leur faut des garanties des compagnies et des pays européens», a conclut l'ambassadeur de Russie en Iran.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

    Dossier:
    Traduction de la presse russe (juillet 2018) (69)

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    Tags:
    ambassadeur, sanctions, pressions, Russie, Iran
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