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Traduction de la presse russe (juillet 2018) (69)
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Le chef d'État du Nicaragua Daniel Ortega s’est adressé à l'Onu et aux autres organisations internationales pour l'aider à régler l'une des plus graves crises dans l'Histoire de son pays.

La violente réaction des policiers et des groupes progouvernementaux aux manifestations provoquées par la réforme des retraites au Nicaragua a fait des centaines de victimes et a entraîné la fuite de nombreux Nicaraguayens au Costa Rica voisin, écrit mardi le quotidien Kommersant. Les adversaires de Daniel Ortega affirment que seule la démission du Président au pouvoir depuis 11 ans et des élections anticipées pourraient stopper la crise. La Maison-Blanche a déjà accusé de tous les problèmes le Président Ortega et son épouse, occupant le poste de vice-présidente du Nicaragua.

Le chef de l'État nicaraguayen a déclaré dans une interview à CNN qu'il comptait sur le soutien du secrétaire général de l'Onu Antonio Guterres. Et d'ajouter que le gouvernement de la république avait déjà contacté d'autres structures internationales, ainsi que des représentants d'Église, car ils comptent sur leur aide pour régler cette grave crise politique.

Rappelons que les manifestations ont éclaté au Nicaragua en avril, après l'annonce de la réforme des retraites. Le gouvernement a proposé de réduire les retraites de 5% et d'augmenter les cotisations aux fonds de sécurité sociale. Cette réforme a été préconisée par le Fonds monétaire international (FMI), qui a estimé que dans le cas contraire les réserves de retraite du pays s'épuiseraient dès 2019. Mais cette explication n'a pas satisfait les Nicaraguayens qui sont descendus dans la rue, alors que les forces de l'ordre et les combattants des groupuscules armés progouvernementaux ont tenté de les en empêcher. Les manifestations prenaient de l'ampleur et fin avril déjà les autorités ont accepté d'annuler cette réforme. Mais cela n'a pas permis de stopper les manifestants: leur nouvelle exigence était la démission du Président et l'organisation d'élections anticipées. Depuis, les manifestations se poursuivent et la tension de la confrontation ne fait qu'augmenter.

Daniel Ortega a reconnu pendant l'interview à CNN que 195 personnes avaient été tuées pendant les manifestations. Et sur Fox News il a affirmé: «Aucune manifestation pacifique n'a été attaquée». Et d'ajouter que les groupes dits «progouvernementaux» n'étaient pas financés par le gouvernement, mais par des trafiquants de drogues et des ennemis politiques du gouvernement du pays qui cherchent à déstabiliser la situation.

Les militants des droits de l'Homme jugent les chiffres officiels sous-estimés. Ils parlent de 448 tués et de presque 3.000 blessés. De plus, selon leurs informations, dans les hôpitaux existeraient des règles officieuses de ne pas apporter une aide médicale aux blessés. L'agence Associated Press a indiqué que rien que la semaine dernière huit médecins avaient été renvoyés pour avoir soigné des blessés dans la ville de Leon. La crise a provoqué une forte émigration: tous les jours entre 100 et 150 Nicaraguayens traversent la frontière du Costa Rica voisin par crainte d'escalade de la violence.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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Traduction de la presse russe (juillet 2018) (69)

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vote anticipé, réforme des retraites, crise, manifestation, Daniel Ortega, Nicaragua
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