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    Sanctions anti-iraniennes: le baril pourrait-il remonter à 100 dollars?

    Sanctions anti-iraniennes: le baril pourrait-il remonter à 100 dollars?

    © REUTERS / Ramzi Boudina
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    Nezavissimaïa gazeta
    Traduction de la presse russe (septembre 2018) (49)
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    Réunis à Alger, les pays producteurs de pétrole n'ont pas réussi à s'entendre sur l'augmentation de la production afin de compenser la réduction des exportations pétrolières suite aux sanctions américaines. La Russie et l'Arabie saoudite seront certainement incapables de compenser entièrement les fournitures iraniennes.

    Le baril pourrait augmenter jusqu'à 100 dollars, prédisent les experts, écrit lundi le quotidien Nezavissimaïa gazeta. Le comité ministériel des pays membres de l'accord Opep+ a accepté dimanche de se tenir à la limite fixée en juin d'augmenter la production d'un million de barils par jour. Mais les quotas d'augmentation de la production n'ont même pas été répartis.

    «Je pense que Trump a voulu réduire à néant les exportations iraniennes sans aucune consultation avec les experts, même au sein de son propre gouvernement», a déclaré le ministre iranien du Pétrole Bijan Zanganeh dans une interview accordée à l'agence Bloomberg. «Il a récemment pris conscience du fait que c'était impossible. Ils cherchent une solution pour réduire symboliquement les exportations à zéro, au moins pendant un mois», a expliqué le ministre iranien.

    Les experts, qui n'ont manifestement pas été consultés par Donald Trump, prédisent un manque de pétrole sur le marché mondial. L'Arabie saoudite ne pourra pas produire 12 millions de barils par jour afin de compenser le déficit des fournitures pétrolières iraniennes après les sanctions américaines, écrit le Wall Street Journal.

    Actuellement, Riyad produit quotidiennement près de 10,4 millions de barils, selon le rapport de septembre de l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

    D'après le ministre omanais du Pétrole Mohammed ben Hamad al-Roumhi, on ignore pour l'instant dans quelle mesure l'Opep+ devra augmenter sa production pour compenser la chute attendue. «Les discussions s'orientent sur le fait qu'il faudrait augmenter davantage les fournitures par rapport à la décision de juin d'augmenter la production d'un million de barils par jour», indique le ministre. Les livraisons pétrolières iraniennes pourraient diminuer de 600.000 barils par jour à cause des sanctions américaines, poursuit le ministre omanais. Les experts prédisent que les mesures anti-iraniennes pourraient faire augmenter le baril jusqu'à 90-100 dollars.

    Le ministre iranien ne s'est même pas rendu en Algérie à la réunion du comité ministériel de l'Opep+. «Je bloquerai toute décision de l'Opep représentant la moindre menace pour l'Iran», dit-il. Toute décision du comité de surveillance commun de l'Opep concernant un nouvel accord de production dimanche serait caduque, selon lui. «Ces décisions peuvent être prises uniquement pendant les réunions de l'Opep en présence de tous les membres de l'Opep et sur la base d'un consensus entre les membres», ajoute-t-il. Selon le ministre iranien, «il n'existe plus» d'accord sur les restrictions de la production.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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    Traduction de la presse russe (septembre 2018) (49)

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    Tags:
    prix du pétrole, pétrole, sanctions, OPEP, Iran, États-Unis
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