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    Vladimir Poutine et Aleksandar Vucic

    Qu'est venu chercher le Président serbe chez Poutine?

    © Sputnik . Mikhail Klimentiev
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    Gazeta.ru
    Traduction de la presse russe (octobre 2018) (28)
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    Alors que le conflit serbo-kosovar connaît une nouvelle aggravation, Aleksandar Vucic est présent à Moscou ce 2 octobre pour s'entretenir avec son homologue russe Vladimir Poutine.

    En visite en Russie, le dirigeant serbe compte demander de l'aide au Président russe pour régler le «problème kosovar», écrit mardi le site d'information Gazera.ru. Cependant, les motivations réelles de Vucic à ce sujet ne sont pas si évidentes.

    Cette rencontre intervient peu de temps après l'ordre donné samedi 29 septembre par le Président serbe de faire passer les forces du pays en état d'alerte après les agissements des policiers kosovars à la frontière administrative entre la Serbie et le territoire autonome du Kosovo-et-Métochie.

    D'après la télévision locale, 60 hommes des forces spéciales kosovares ont occupé le Centre environnemental et sportif situé à proximité du lac de Gazivode, qui alimente en eau le barrage du même nom. Selon les médias serbes, les forces de l'ordre kosovares ont même arrêté des Serbes qui ne commettaient pas d'infractions.

    La situation a été encore aggravée par l'arrivée du Président kosovar Hashim Thaçi sur le site en question, qui a suivi personnellement la vedette de police qui faisait le tour du réservoir.

    Après le passage des forces serbes en mode opérationnel, Aleksandar Vucic a déclaré que Belgrade «ne tolérerait pas la violence». Le lendemain, dimanche 30 septembre, il a fait part de son intention de demander son soutien au Président russe.

    Tout en précisant qu'il ne solliciterait pas une aide militaire comme celle fournie par Moscou à la Syrie. Le chef de l'État serbe a noté qu'il ne souhaitait pas d'affrontements armés sur le territoire serbe.

    L'incident autour du lac de Gazivode n'est que l'une des manifestations du conflit territorial qui perdure depuis des années entre la Serbie et le Kosovo. Les belligérants n'arrivent pas à trouver de compromis depuis plus de dix ans, ce qui empêche les deux États d'adhérer à l'UE — Belgrade a fait part de son intention d'y adhérer en 2006, et Pristina y aspire aussi depuis la proclamation de son indépendance en 2008, qui n'a toujours pas été reconnue par la Serbie ni par la Russie.

    Les intentions du Kremlin d'apporter ou non son aide à la Serbie restent floues pour le moment. Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a déclaré qu'il était «trop tôt pour soulever la question d'une quelconque aide à Belgrade».

    «Les pourparlers doivent d'abord avoir lieu», a-t-il ajouté.

    Certains intérêts de la Russie, notamment économiques, dépendent directement de l'évolution du conflit serbo-kosovar.

    Mais la situation ne se limite pas aux questions économiques: la Serbie fait partie des rares pays européens qui n'a pas adhéré aux sanctions contre la Russie et mène actuellement une politique très amicale vis-à-vis de Moscou.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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    Traduction de la presse russe (octobre 2018) (28)

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    aide, visite, Aleksandar Vucic, Vladimir Poutine, Belgrade, Kosovo, Serbie, Russie
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