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    Violences

    Ces pays où il ne fait pas bon naître femme

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    Izvestia
    Traduction de la presse russe (octobre 2018) (35)
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    Le 11 octobre a marqué la Journée internationale de la fille, instituée par l'Assemblée générale des Nations unies en 2012 pour attirer l'attention sur les problèmes sociaux et les inégalités que subissent les filles à travers le monde. Dans des dizaines de pays dont certains d’Amérique latine, les filles subissent régulièrement des humiliations.

    Pendant que les femmes européennes calculent scrupuleusement le rapport entre les hommes et les femmes au sein du gouvernement et du parlement, exprimant haut et fort leur mécontentement à cause de la discrimination de genre qui n'est pas complètement éradiquée, en Afghanistan, par exemple, 87% des femmes subissent en silence des violences domestiques, écrit jeudi le quotidien Izvestia.

    Le problème ne se limite pas au fait que dans les pays musulmans, la situation des femmes est traditionnellement rabaissée. 14 pays d'Amérique latine, où prédomine le catholicisme, font partie des pays avec le plus haut niveau de meurtres de femmes. 12 femmes par jour meurent à travers le continent latino-américain à cause du traitement violent infligé par les hommes.

    La situation des femmes n'est pas meilleure au Pakistan, où la vie des femmes est aussi constamment exposée au danger. Un millier de jeunes femmes sont tuées tous les ans par les hommes de leur entourage dans le cadre de meurtres d'«honneur», sous prétexte qu'elles auraient «déshonoré» la famille. D'autres, à titre de punition pour des crimes fictifs ou réels, subissent des viols collectifs.

    La République démocratique du Congo est la «capitale mondiale du viol», a déclaré la ministre suédoise des Affaires étrangères Margot Wallström, qui s'y est rendue en visite en 2010. A l'époque, selon les estimations des experts de l'American Journal of Public Health, 48 femmes et jeunes filles subissaient des violences sexuelles toutes les heures. Depuis, la situation n'a pas significativement changé.

    La violence sexuelle touche également les fillettes et les femmes dans bien d'autres pays. Dans l'un des pays les plus pauvres du continent noir, au Mali, peu de jeunes filles échappent à l'excision, pratiquée depuis longtemps.

    Au Népal, les filles sont forcées de se marier à un âge où les filles occidentales vont encore à l'école, et le taux de mortalité maternelle est de 1/24. Celles qui ont le malheur de ne pas se marier risquent de connaître un sort encore plus terrible: leurs propres parents peuvent les vendre à des trafiquants d'êtres humains.

    Certains pays ont même légalisé la violence physique. Au Nigeria, l'article 55 du Code pénal prescrit au mari le droit de battre sa femme pour son «éducation».

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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    Traduction de la presse russe (octobre 2018) (35)

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    Tags:
    femme, pays, hommes et femmes, discrimination, Journée internationale des filles, Afghanistan, Afrique, Pakistan, Amérique latine
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