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    «Mère de toutes les bombes» à la chinoise

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    Traduction de la presse russe (janvier 2019) (25)
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    La Chine aurait procédé aux essais d'une grande bombe aérienne capable de provoquer des dégâts colossaux, écrit la presse russe.

    La méga-bombe chinoise serait capable de détruire tous les bâtiments et édifices en surface dans un rayon d'un kilomètre, de déblayer les zones de débarquement, ainsi que de détruire des bunkers profonds en perçant des couches de béton à des dizaines de mètres de profondeur, écrit le quotidien Nezavissimaïa gazeta. Le pays aurait procédé à ses essais. 

    Auparavant, seuls les États-Unis et la Russie disposaient d'une arme aérienne très lourde non nucléaire pouvant atteindre l'ennemi sous terre. La bombe américaine BLU-109/B, en service dans l'armée de l'air américaine depuis 1985, pèse près d'une tonne avec son ogive de 240 kg. En 2002-2003 est apparue la bombe GBU-43/B de presque 10 tonnes et dépassant 9 mètres de long, dite Massive Ordnance Air Blast. L'abréviation MOAB a été ensuite utilisée par le Pentagone comme «Mother Of All Bombs» — «la mère de toutes les bombes».

    La bombe aérienne à vide russe est quatre fois plus puissante que la MOAB, tout en étant plus légère et plus courte. Son premier essai a eu lieu en 2007.

    Le principe d'action de la superbombe chinoise n'est pas divulgué mais ses dimensions sont plus réduites que la MOAB américaine, avec une longueur de 5-6 mètres et un poids inférieur à 9 tonnes. Son lancement a toutefois provoqué «une explosion gigantesque» selon la China North Industries Corporation (NORINCO) qui ne dévoile pas le lieu des essais.

    Seul un puissant système antiaérien est capable de lutter contre les munitions air-sol «souterraines» en interceptant l'appareil qui les transporte. Les Américains utilisent un MC-130E/H Combat Talon, conçu à partir du C-130 Hercules, pour lancer la SBU-43/B. La Russie transporte sa superbombe à bord du Tu-160.

    Lors des essais de leur bombe, les Chinois ont utilisé le bombardier stratégique H-6K — la dernière version du H-6, copie du célèbre bombardier soviétique Tu-16 qui était fabriqué en Chine sous licence dans les années 1960.

    Avec la création du H-6K, les militaires chinois sont capables à présent d'attaquer des cibles importantes sans entrer dans la zone d'action de la défense antiaérienne ennemie. A titre de frappe préventive ou de riposte, ils pourraient prendre pour cible des bases du Pentagone à l'étranger, notamment la base navale américaine de Guam d'importance stratégique pour les USA en Asie-Pacifique.

    La création d'une bombe aérienne conventionnelle très lourde aux performances supérieures à la «mère de toutes les bombes» et l'utilisation de bombardiers stratégiques témoignent de la revendication de Pékin à la domination en Asie-Pacifique, conclut le journal. 

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

    Dossier:
    Traduction de la presse russe (janvier 2019) (25)
    Tags:
    essais, bombe, GBU 43 MOAB, NORINCO (China North Industries Corporation), Russie, États-Unis, Chine
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