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    Boris Berezovsky (centre)

    Parquet russe: Berezovsky a agi en coordination avec le renseignement britannique

    © Sputnik . Ilya Pitalev
    Russie
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    Les autorités britanniques ne pouvaient pas permettre à Boris Berezovsky de rentrer en Russie car il possédait des informations secrètes sur l’empoisonnement d'Alexandre Litvinenko avec du polonium, annonce le procureur général russe Iouri Tchaïka.

    Lors de son intervention devant le Conseil de la Fédération, le procureur général russe Iouri Tchaïka a évoqué le lien entre Boris Berezovsky et les services de renseignement britanniques.

    «La plus forte concentration de polonium a été retrouvée dans le bureau de M. Berezovsky (à Londres), mais il ne pouvait pas se procurer même physiquement du polonium ni créer autant de preuves artificielles. Boris Berezovsky a agi sous le contrôle des services de renseignement britanniques et avec eux», a-t-il dit. 

    Le procureur général russe a également ajouté que lorsque M. Berezovsky avait décidé de rentrer en Russie, le renseignement UK «ne pouvait pas permettre que le porteur des secrets sur un acte de terrorisme nucléaire (à l’encontre de M. Litvinenko) revienne en Russie». 

    Iouri Tchaïka est en outre persuadé que les accusations contre les citoyens russes Andrei Lougovoi et Dmitry Kovtoun sur leur implication présumée dans la mort de M. Litvinenko ont été fabriquées. Dans le même temps, les autorités britanniques, estime M. Tchaïka, n'accepteront pas les informations de la Russie sur l'affaire Litvinenko, bien que la partie russe leur ait proposé de coopérer et «a envoyé 39 demandes, y compris à Theresa May». 

    Cependant, le procureur général est certain que les organisateurs de cette provocation ont commis quelques erreurs. «Ils ont donné les matériaux à nos collègues allemands. Une enquête allemande a montré que le polonium était à Londres avant l'arrivée de Lougovoi et de Kovtoun», a-t-il expliqué.

    «Bien que M. Berezovsky ait joué un rôle clé dans cette provocation, il n'était pas l'auteur du scénario. Avec tous ses talents criminels, M. Berezovsky n'a tout simplement pas pu obtenir physiquement le polonium, ce n’est pas de son niveau», a conclu le procurer général. 

    Sergueï Skripal, un ancien colonel des services de renseignement militaires russes, ainsi que sa fille, ont été retrouvés inconscients le 4 mars 2018 aux abords d'un centre commercial de Salisbury, au Royaume-Uni. Selon les enquêteurs britanniques, il s'agit d'un empoisonnement à l'agent neurotoxique A-234.

    L'ex-agent du FSB Alexander Litvinenko, qui a collaboré avec les services de renseignement britanniques et qui a fui vers le Royaume-Uni, est mort en 2006 peu après avoir reçu la citoyenneté britannique. L'autopsie a révélé une quantité significative de polonium-210 radioactif dans son corps. 

    En mars 2013, le corps de l'homme d'affaires russe Boris Berezovsky a été retrouvé dans la salle de bain de la maison dans laquelle il habitait, dans le village d'Ascot, près de Windsor. La thèse du suicide a été soutenue par l’agent de sécurité de M. Berezovsky, qui a trouvé son corps, un médecin ambulancier qui est arrivé sur le lieu de la mort, les policiers ayant enquêté sur l'incident, ainsi que des experts médico-légaux. 

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    polonium-210, renseignement, Boris Berezovski, Sergueï Skripal, Royaume-Uni, Russie
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