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Suite à la contamination d’un lot du vaccin de Johnson & Johnson dans une usine américaine en février, près de 70 millions de doses risquent désormais d’être interdites à l’utilisation en plus des 15 identifiées précédemment. Plusieurs millions avaient été expédiées dans l’Union européenne, au Canada et en Afrique du Sud, informe le New York Times.

Près de 70 millions de doses du vaccin Janssen de Johnson & Johnson, dont certaines exportées dans l’Union européenne, risquent d’être bloquées en raison d’une possible contamination sur leur lieu de production, indique le New York Times en se référant à ses propres sources.

En outre, selon le journal, environ six à neuf millions d’autres doses parmi ces 70 millions récemment identifiées sont désormais en attente dans les pays où elles ont été exportées. Elles proviennent elles aussi de lots qui ont été produits dans le même atelier de fabrication et sur la même période de deux jours fin février lorsque l’incident a eu lieu, selon des responsables de la santé au courant de la situation.

Ces millions de doses ont été expédiées à l'étranger, notamment au Canada, dans l'Union européenne et en Afrique du Sud, poursuit le New York Times. Ces problèmes de contrôle de qualité ont conduit les responsables de la santé de nombreux pays à suspendre la distribution de millions de doses de ce vaccin. La sécurité de ces doses fait actuellement l’objet de vérifications.

Ainsi, au total, environ 70 millions de doses produites dans cette usine, dont la plupart sont destinées à l’usage domestique, sont maintenant remises en question par la Food and Drug Administration (FDA). L’institution pourrait interdire l’utilisation de l’ensemble de ces doses.

Une contamination d'abord confirmée pour un premier lot

La contamination accidentelle d’un lot du vaccin de Johnson & Johnson par un virus inoffensif utilisé pour fabriquer celui d’AstraZeneca à cause d’employés de l’usine de Baltimore avait déjà été révélée en mars, indique le quotidien. Les deux vaccins sont produits sur le même site. Suite à cette erreur, l’entreprise concernée, Emergent BioSolutions, a été contrainte de se débarrasser de près de 15 millions de doses de Johnson & Johnson après que des tests ont montré que le lot ne répondait pas aux exigences de qualité.

Cause possible de la contamination

D’après les inspecteurs cités par le quotidien américain, la contamination aurait eu lieu après que certains employés n’ont pas pris de douche et n’ont pas changé de vêtements lorsqu'ils se déplaçaient entre les zones de l'usine dédiées à AstraZeneca et Johnson & Johnson.

Les tests de sécurité ont identifié des traces du virus utilisé pour l’AstraZeneca dans un lot de vaccin Johnson & Johnson avant qu’il ne quitte l’usine, mais la FDA s'inquiète du fait que des contrôles similaires aient pu manquer une contamination de niveau inférieur dans d’autres lots produits simultanément, selon un fonctionnaire fédéral cité par le New York Times.

Controverse autour du vaccin

Comme le vaccin d’AstraZeneca, celui de Johnson & Johnson est au cœur de la polémique concernant son éventuel lien avec la formation de caillots sanguins. Après que six cas de thrombose avaient été recensés chez des femmes vaccinées, les autorités sanitaires américaines ont recommandé à la mi-avril une «pause» dans l’utilisation de ce vaccin.

Plus tard, l’Agence européenne des médicaments (EMA) a découvert un lien possible entre le vaccin anti-Covid de Johnson & Johnson et les caillots sanguins, mais a réaffirmé sa sécurité et son efficacité. Par ailleurs, le régulateur américain n’y a trouvé aucun lien. Après une dizaine de jours de pause, les États-Unis ont repris l’utilisation du médicament estimant que le risque de thromboses «est très bas».

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erreurs, AstraZeneca, vaccin, Covid-19, Johnson & Johnson
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