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Les scientifiques ont analysé les restes de 27 chasseurs-cueilleurs, découverts en 2012 à l'ouest du lac Turkana au Kenya, lit-on dans une étude publiée dans le magazine scientifique britannique Nature.

Archéologues ont découvert des traces de la plus vieille bataille connue à ce jour
© REUTERS / Robert Foley/Cambridge University
Archéologues ont découvert des traces de la plus vieille bataille connue à ce jour

 

Selon les archéologues, ces chasseurs-cueilleurs ont péri il y a 10.000 ans lors d'une bataille pour les ressources en eau.

​Les restes d'au moins huit femmes et six enfants, dont les crânes ont été fracturés par des couteaux ou des flèches en pierre, ainsi que ceux de quatre personnes dont  les mains ont été liées, prouvent qu’ils sont tous décédés de mort violente.

Squelette présente le traumatisme crânien
© REUTERS / Marta Mirazon Lahr/Cambridge University
Squelette présente le traumatisme crânien

La plupart des squelettes présentaient des traumatismes crâniens, notamment de l'os de la face, mais aussi des fractures de la main, du genou ou des côtes. Des restes de flèches ont également été retrouvés dans le cou de certaines victimes. Un squelette de femme enceinte, dont les genoux ont été fracturés, a aussi été découvert par les scientifiques. 

Les restes fossilisés étaient conservés dans des marais et ont été découverts par des chercheurs de l'université de Cambridge (Royaume-Uni). Les chasseurs-cueilleurs n'ont pas été enterrés mais ont été tués et laissés sur place.

Les scientifiques ont utilisé la datation au carbone 14 pour détecter le temps de cette bataille. Les archéologues estiment que les restes ainsi découverts permettent de mieux comprendre la manière dont les conflits trouvaient leur issue à cette époque reculée.

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Tags:
crâne, étude, découverte, archéologie, histoire, Université de Cambridge, Kenya, Royaume-Uni
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