Ecoutez Radio Sputnik
    Un démon

    Les plus vieux démons de l’Egypte antique dévoilent leur vrai visage

    © Photo. Capture d'écran. YouTube
    Sci-tech
    URL courte
    8357
    S'abonner

    Un égyptologue belge a découvert les plus vieilles images représentant trois démons de l’Egypte antique, écrit le site Live Science.

    Présentées récemment à l'université de Swansea (Pays de Galles, en Grande-Bretagne) à l'occasion d'une conférence internationale sur la démonologie de l'Egypte antique, les images en question montrent des démons décapitant leurs victimes.

    L'archéologue indépendant Wael Scherbiny, poursuit le site, a découvert deux des trois représentations sur des sarcophages de la période prédynastique, dont l'âge est estimé à 4.000 ans.

    La troisième image peinte sur un rouleau de cuir vieux de 4.000 ans a été également découverte par M. Scherbiny dans les archives du musée du Caire, où ce parchemin, jusqu'alors peu étudié, avait été déposé il y a 70 ans. Notons au passage que c'est le parchemin égyptien le plus ancien et le plus long jamais retrouvé.

    "Les scientifiques connaissent depuis longtemps ces trois démons grâce à des textes antiques. Cependant, les représentations picturales de deux d'entre eux restaient jusqu'alors un mystère absolu", a confié M. Scherbiny à Discovery News.

    Et d'ajouter: "Les images retrouvées représentent ces démons comme des figures zoomorphes ou anthropomorphes, mi-homme mi-animal".

    Ainsi, le démon nommé In-Tep est représenté comme un animal hybride de babouin et de chien, tandis que le démon Chery Benut apparaît comme une figure amorphe à tête d'homme. Les deux démons, d'après la mythologie égyptienne, gardent les portes d'un édifice sacré, selon toute vraisemblance un temple, composé de plusieurs chambres peuplées d'autres démons.

    "D'après les textes égyptiens, cet édifice est un lieu de culte du dieu de la Lune Toth", ajoute le scientifique.

    Et de préciser: "En dehors de leurs représentations picturales, nous ne possédons aucune référence textuelle fiable qui permette de mettre en lumière la tâche dont ces démons sont censés s'acquitter".

    "Le nom du premier démon, In-Tep, pourrait faire allusion au châtiment qu'il inflige à tous ceux qui cherchent à pénétrer dans ce lieu sacré, une décapitation sans autre forme de procès", poursuit-il.

    Quant au troisième démon, Ikently, il garde un portail de feu qui mène au sanctuaire d'une divinité égyptienne. La représentation de ce démon à tête de félin noir et à corps d'oiseau perdurera jusqu'à l'époque du Moyen Empire (environ 2.000 ans avant notre ère).

    "D'après les écritures, ce démon doté de puissantes griffes attaque sans pitié tout intrus qui s'approche du sanctuaire", explique le chercheur.

    Les anciens Égyptiens croyaient que notre univers était peuplé de démons dotés de pouvoirs extraordinaires. Certains d'entre eux, maléfiques et destructeurs, nuisaient à l'homme, tandis que d'autres jouaient un rôle d'ange gardien ou de protecteur bienveillant.

    Lire aussi:

    Un navire de plus de 4.500 ans découvert en Égypte
    L'histoire du maquillage de l’Égypte antique à nos jours en six minutes
    Nouveau canal de Suez: l'Égypte reprend le chemin de la puissance
    Tags:
    démons, archéologie, Le Caire, Egypte
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik