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Une étude très sérieuse d'un groupe de chercheurs allemands montre que les bébés ne pleurent pas de la même façon selon leur pays d'origine.

Si jamais vous avez pensé que les pleurs de mômes allemands sonnent un peu différemment que dans d'autres pays, vous n'êtes pas dans vote tort, selon des chercheurs de l'Université de Würtzbourg.

Dans le cadre des recherches, des bébés allemands ont été comparés à 55 bébés chinois et à 22 bébés camerounais, les deux pays disposant du système tonal similaire où le ton peut changer le sens des mots. De plus, le langage tonal d'une mère enceinte influence les pleurs de son enfant. 

"Les bébés dont les mères utilisent le langage tonique pleurent en faisant appel à une variation de ton beaucoup plus significative par rapport aux bébés allemands", assure le professeur Kathleen Wermke, précisant que les petits camerounais qui parlent le Nso, une langue locale, pleurent d'une manière plus intense que les nouveau-nés d'Allemagne.

Comme s'ils chantaient, selon elle. Même chose pour les enfants chinois qui parlent le mandarin, mais les différences avec les Allemands sont moins spectaculaires.

La théorie principale affirme que le système de langage démarre dans le ventre de la mère durant la période finale de la grossesse. Elle est ensuite renforcée lors de l'accouchement, et non quand l'enfant commence à parler.

Cette théorie n'exclut pas l'aptitude d'un bébé à apprendre de nouvelles langues, quelles que soient leur difficulté.

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Tags:
tonal, larmes, chercheurs, langue, bébé, Kathleen Wermke, Chine, Cameroun, Allemagne
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