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Et non, ce n’est pas un film ni un roman apocalyptique. Un chercheur suédois a essayé de modifier le génome de fœtus humains, et reçoit une bonne volée de bois vert de la part de ses collègues.

Un biologiste de l'institut Karolinska (Suède), Fredrik Lanner, s'est servi d'échantillons récupérés dans un centre de fécondation in vitro (FIV) pour mener des recherches génétiques, en contournant les règles en vigueur.

Selon la station de radio NPR, la particularité des échantillons prélevés est qu'ils appartiennent à des fœtus « sains », dépourvus d'anomalies génétiques, à la différence des cellules qu'on utilise habituellement dans de ce genre d'expériences.

Ainsi, certains des collègues de ce chercheur s'inquiètent des conséquences que pourraient avoir ses recherches dans le cas où des « enfants génétiquement modifiés » verraient tout de même le jour. Ces humains seraient sans doute plus intelligents et vigoureux que leurs congénères ordinaires. Inquiétant, vous dites…

Selon M. Lanner, ces suppositions n'ont rien à voir avec la réalité. Premièrement, il ne va pas enfreindre la loi prescrivant de détruire tous les fœtus humains dont l'âge dépasse quinze jours, et deuxièmement, son but n'est pas de créer des « surhommes », mais de débarrasser les futurs enfants de toutes les maladies génétiques. Du moins, c'est ce qu'il affirme pour se justifier.

Rappelons que le gouvernement américain pourrait bientôt débloquer des fonds pour financer la recherche associant des cellules souches humaines à des embryons animaux, une perspective qui soulève une multitude de questions éthiques et scientifiques.

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Tags:
surhomme, gènes, science, Suède
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