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Les essais cliniques de la technologie permettant de modifier le génome CRISPR/Cas9 des personnes atteintes d’un cancer du poumon non à petites cellules ont débuté en Chine.

Le 28 octobre, les spécialistes de l'Université de Sichuan ont entamé les essais cliniques de la technologie visant à rectifier le génome CRISPR/Cas9 des personnes atteintes d'un cancer métastatiques du poumon non à petites cellules. Les essais ont été approuvés par le conseil consultatif en juillet 2016.

Les médecins se proposent d'utiliser les CRISPR pour « déconnecter » le gène PD-1 dans les cellules T, un élément du système immunitaire responsable de l'immunité cellulaire. La protéine PD-1 encodée par le gène homonyme diminue l'intensité de la réponse immunitaire et les cellules des tumeurs malignes développent des capacités supplémentaires permettant d'éviter l'augmentation de l'activité des cellules T. Ainsi, des tumeurs sont capables d'activer les PD-1dans les cellules T et de contrer une attaque du système immunitaire.

Au cours des essais, les médecins ont prélevé à un volontaire en phase terminale du cancer un certain nombre de cellules T. Puis, ils ont modifié leur génome et les ont réinsérées dans l'organisme du malade. La procédure sera répétée plusieurs fois au cours de six mois afin d'augmenter le nombre de cellules T capables de lutter contre les tumeurs. En cas de réussite, cette mesure permettra, à tout le moins, d'arrêter la croissance des tumeurs du poumon et la formation de métastases et, en fin de compte, de prolonger la vie du malade. Au total, le nombre de volontaires sera porté à 10.

En juin 2016, un mois plus tôt que les Chinois, le conseil consultatif pour l'ADN recombinant des Instituts américains de la santé (Recombinant DNA Advisory Committee at the U.S. National Institutes of Health) a donné son feu vert à des études similaires aux États-Unis. Les essais cliniques commenceront au début de 2017 et concerneront des malades atteints de myélomes, de sarcomes et de mélanomes différents.

En mars 2017, les médecins chinois entameront les essais cliniques sur le génome CRISPR/Cas9 des personnes atteintes d'un cancer du rein, de la vessie et de la prostate. Cependant, ces études n'ont pas été encore approuvées officiellement ni financées.

Le fait que les Chinois ont devancé les Américains en matière d'essais cliniques du génome CRISPR/Cas9 pourrait déclencher une « course aux armements » entre les deux pays en matière de technologies biomédicales.

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Tags:
ADN, modification génétique, États-Unis, Chine
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