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    L'astronaute américain Buzz Aldrin se prolène sur la surface de la Lune

    Une mission russe lunaire entend mettre un terme à toutes les théories du complot

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    Technologies Made in Russia (99)
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    Des ingénieurs russes et des amateurs de l'espace veulent développer et lancer un satellite pour vérifier la «théorie du complot lunaire»: leur satellite est censé prendre des photos des traces et des rovers lunaires que les Apollo américains et Lunokhod soviétiques ont laissé sur la Lune lors de leurs différentes interventions.

    Passionné de l'espace, l'initiateur du projet, Vitaliï Egorov, a raconté à Sputnik le développement du satellite.

    « J'écris au sujet de l'espace depuis plus de quatre ans dans des blogs et des médias sociaux. Pendant ce temps, j'ai obtenu plus de 1,5 million d'abonnés qui sont intéressés par l'étude de l'espace. Voyant le soutien des lecteurs et souhaitant élargir mes propres activités, j'ai décidé de passer des paroles aux actes », a déclaré Vitaliï Egorov.

    Afin d'attirer plus d'attention sur son projet, Egorov a décidé de choisir le sujet le plus populaire et provocateur: le lancement d'un satellite lunaire. Le projet mettra fin aux théories du complot, qui prétendent que certains voire tous les débarquements sur la surface de la Lune pourraient être faux. Le projet vise à envoyer un microsatellite en orbite lunaire, où il prendra des photos des traces et des rovers.

    « La question de la présence de l'homme sur la Lune est encore débattue dans les médias et sur Internet, en dépit du fait que ces événements aient eu lieu il y a longtemps. Bien sûr, je ne doute pas que des gens soient allés sur la Lune mais le but du lancement du satellite lunaire est d'obtenir des données objectives indépendantes, qui ne dépendront pas des croyances ou des convictions », a-t-il expliqué.

    Les cibles de la mission lunaire de Vitaliï Egorov
    © Photo. Vitaly Egorov
    Les cibles de la mission lunaire de Vitaliï Egorov

    « Je ne pense pas que je serai capable de convaincre tous ceux qui ont une opinion différente de ce que notre satellite montrera, si nous parvenons à réaliser le projet. Mais, au moins, je vais contribuer à l'histoire et au développement de l'étude de la Lune. Quoi qu'il en soit, les "traces" qui ont été laissées sur la Lune resteront là pendant des siècles, donc tout satellite ou rover qui s'en approchera à une distance suffisante sera en mesure de les voir », a-t-il continué.

    Selon Vitaliï Egorov, le projet implique plusieurs jeunes ingénieurs russes mais expérimentés en aérospatiale qui participent à ce projet ambitieux en tant que bénévoles.

    « Maintenant, l'équipe travaille sur la description technique du projet, l'examen de préparation à la mission. Nous espérions le terminer en un an, mais nous avons déjà dépassé le temps imparti. Cependant, si tout va bien, le lancement peut avoir lieu en 2020 », ont déclaré les amateurs de l'espace à Sputnik.

    Par « tout va bien », il veut dire que le projet aura une solide équipe d'ingénieurs professionnels et obtiendra un financement suffisant, qui est estimé à environ 20 ou 30 millions de dollars. L'équipe a également besoin d'obtenir l'appui d'un organisme ou d'une société spatiale pour mettre son satellite en orbite lunaire.

    La mission lunaire de Vitaliï Egorov
    © Photo. Vitaly Egorov
    La mission lunaire de Vitaliï Egorov

    Le poids et la taille relativement faible du satellite permettent de compter sur un lancement commun avec n'importe quel engin spatial scientifique ou privé. À l'heure actuelle, l'équipe a élaboré deux façons d'envoyer sa sonde vers la Lune.

    « Le premier, qui est plus préférable pour nous, est une orbite dite de transition lunaire. En fait, c'est un lancement de notre appareil dans la direction de la Lune avec une vitesse suffisante pour vaincre la gravité de la Terre. Nous allons seulement nous assurer que l'appareil pourra "ralentir" pour qu'il puisse atterrir sur une orbite plus adaptée à nos besoins », a révélé Vitaliï Egorov.

    « Cette orbite est située sur la ligne de l'équateur suivie par de nombreux satellites de télécommunication. Des lancements sont effectués presque tous les mois, mais cette orbite permet de parcourir seulement 10 % de la distance vers la Lune. Par conséquent, notre satellite aura besoin d'une grande quantité de carburant, et il ne sera plus appelé un microsatellite », a-t-il poursuivi.

    Vitaliï Egorov
    © Photo. Vitaly Egorov
    Vitaliï Egorov

    « Tandis que notre projet est encore loin d'être matérialisé, nous ne nous précipitons pas pour demander aux agences spatiales d'emmener notre satellite sur la Lune. Mais nous comprenons que nous devons maintenant faire un effort pour être prêt d'ici 2020. Chaque étape est plus difficile que la précédente, mais plus on avance, plus on gagne en confiance et l'objectif devient réalisable », a conclu Vitaly Egorov.

    La mission lunaire de Vitaliï Egorov
    © Photo. Vitaly Egorov
    La mission lunaire de Vitaliï Egorov

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    Tags:
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