Ecoutez Radio Sputnik
    moustique

    Un chercheur indique les pays responsables de la propagation du virus du Nil occidental

    CC0 / pixabay
    Sci-tech
    URL courte
    151

    Comment se propage le virus du Nil occidental qui provoque des fièvres dont plusieurs cas ont été récemment documentés en Europe ? Selon un épidémiologiste de la République tchèque, où plusieurs personnes ont été infectées, le virus y a été introduit par des moustiques qui viennent de pays du sud de l'Europe.

    Le virus du Nil occidental a atteint la République tchèque. Une femme de 72 ans est tombée malade et est décédée de la fièvre qu'il provoque en août à l'hôpital, selon Novinky.cz. Dans ce cas précis, il a été établi que les vecteurs du virus étaient deux types de moustiques du genre Culex, selon l'épidémiologiste tchèque de la station d'épidémiologie sanitaire de la région de Moravie du Sud, Oldrich Sebesta. Le premier habite les régions lacustres du sud de la République tchèque et le second est une espèce répandue dans tout le pays.

    «Dans le cas de la fièvre Nil occidental, le principal problème n'est pas la diffusion des moustiques, mais la propagation de l'agent pathogène, c'est-à-dire du virus. Maintenant, cette maladie est présente dans de nombreux pays situés au sud de la République tchèque et il est tout à fait logique qu'elle apparaisse ici aussi», a déclaré l'épidémiologiste.

    Le scientifique suggère en outre que l'agent infectieux a été introduit par des moustiques provenant de pays du sud de l'Europe.

    L'épidémiologiste poursuit en indiquant que le moustique-tigre (Aedes albopictus) est un vecteur d'agents pathogènes, plus dangereux que celui du Nil occidental, tels que ceux de la dengue et du Chikungunya. À la fin des années 1970, ils ont atteint l'Albanie; au début des années 1990, des cas de fièvre provoqué par ces deux virus été enregistrés en Italie et, en 2017, en République tchèque, raconte l'épidémiologiste. Cette espèce est de plus en plus répandue en République tchèque.

    Le chercheur mentionne également les moustiques du genre Anopheles, vecteurs du parasite provoquant le paludisme, qui sont répandus sur presque tous les continents. L'épidémiologiste a déclaré qu'il n'existait à présent aucun risque de propagation de cette maladie en République tchèque parce que les vecteurs responsables de cette maladie n'ont pas été détectés en Europe.

    Parmi les moustiques énumérés ci-dessus, le seul qui puisse être distingué par non-spécialiste est le moustique-tigre, qui a une couleur sombre avec des taches blanches brillantes. La ceinture blanche sur la poitrine est également un élément distinctif. Malheureusement, les autres moustiques présentent pas de signes aussi évidents à première vue. En outre, comme l'a souligné l'épidémiologiste, il est impossible d'identifier le type de moustique par la piqûre.

    La fièvre du Nil occidental est une maladie virale transmise par les moustiques. Elle est dangereuse parce qu'elle peut provoquer des complications neurologiques graves, entraîner la méningite, l'encéphalite ou la paralysie et, en cas d'absence de soins, peut même être mortelle. Les principaux symptômes sont des maux de tête, la fatigue, des douleurs musculaires, des nausées, des vomissements, une éruption cutanée et le gonflement des ganglions.

    La maladie a une période d'incubation de 14 jours au bout desquels le sujet infecté commence à ressentir les symptômes. Aucun vaccin ou traitement n'est connu à l'heure actuelle.

    À ce jour, la fièvre du Nil occidental se répand dans les pays de l'Union européenne. Outre en République tchèque, des cas ont été signalés en France, en Grèce, Hongrie, en Italie, en Roumanie et au Royaume-Uni.

    Lire aussi:

    La fièvre du Nil occidental réapparaît en Europe alors qu’aucun traitement n'est connu
    En 9 mois, plus de 30 personnes sont mortes de la fièvre du Nil occidental en Grèce
    Le dangereux virus du Nil occidental se propage en France
    Tags:
    virus, fièvre du Nil occidental, épidémie, République tchèque
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik