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Si tous les hommes disparaissaient, les femmes pourraient perpétuer l’espèce humaine pour les générations à venir grâce à la parthénogenèse, un mode de reproduction indépendant de toute sexualité permettant le développement d'un individu à partir d'un ovule non fécondé, selon un généticien interviewé par le journal russe Izvestia.

Compte tenu du fait que le chromosome Y «masculin» ne représente qu'un petit morceau du chromosome X «féminin» qui a perdu 90% de ses gènes au cours de l'évolution, les femmes pourraient, le cas échéant, procréer sans hommes et sans insémination, indique dans une interview au quotidien Izvestia Konstantin Kroutovski, attaché de recherche principal à l'Institut Vavilov (Russie) et professeur à l'Université A&M du Texas (États-Unis).

«Cela est possible car les femmes possèdent un ensemble complet de chromosomes. En outre, les hommes n'ont pas d'organes reproductifs permettant de porter un bébé», a expliqué le chercheur.

Ainsi, si les hommes disparaissaient pour une raison ou une autre, les femmes pourraient se reproduire par le biais de la parthénogenèse, comme le font certains animaux, conclut le chercheur.

Selon le portail Ecosociosystemes, la parthénogenèse naturelle, c'est-à-dire la capacité pour un ovule de se développer et de se segmenter, sans avoir été fécondé existe chez de nombreuses espèces d'invertébrés (échinodermes, mollusques, arachnides, insectes), mais aussi chez les vertébrés (poissons, batraciens, oiseaux, mammifères dont l'espèce humaine). Les exemples les mieux connus de parthénogenèse naturelle concernent les abeilles ou les pucerons.

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Tags:
génétique, chromosome, gènes, Russie
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