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Même si les médias parlent de plus en plus souvent d’attaques de requins, les probabilités réelles des rencontres entre l’Homme et ces animaux sont plus complexes qu’on ne le pense, explique National Geographic.

L’obsession des médias pour les attaques de requins peuvent parfois vous tromper quant au risque véritable d’être attaqué par un squale, indique National Geographic, qui cite les chiffres de l’International Shark Attack File (ISAF).

Tendances générales

Fondé au cours de la Seconde Guerre mondiale pour établir les statistiques des attaques contre les marins américains, l’ISAF répertorie depuis les confrontations impliquant humains et requins partout dans le monde. Pour être plus précis, il divise toutes les attaques en deux types: celles non provoquées -dans lesquelles le squale mord sa victime sans raison apparente- et celles provoquées -qui sont le fruit d’un conduite imprudente de l’Homme.

S’intéressant principalement aux attaques non provoquées, l’ISAF constate qu’au cours des dernières décennies, leur nombre a tendance à augmenter et la raison en est simple: la population humaine augmente, tout comme le nombre de personnes qui fréquentent les plages pour prendre part à des activités aquatiques et nautiques. Évidemment, dans cette situation le risque individuel d’être mordu est en baisse. Plus précisément, il a diminué de 91% en 63 ans.

Les chiffres selon les océans

Analysant les statistiques des attaques survenues en 2018 sur les plages états-uniennes, les chercheurs ont constaté que plusieurs facteurs influençaient la fréquence des incidents. Pour l’année en question, l’ISAF a recensé 27 incidents humain-requin dans l’océan Atlantique contre quatre dans le Pacifique, dont trois attaques à Hawaï.

Cet écart s’explique en partie par le fait que les incidents survenus dans le Pacifique impliquent des espèces de requins plus grandes qui ont tendance à être très territoriales. Ainsi à Hawaï, ce sont des requins-tigres qui attaquent le plus souvent, alors qu’en Californie, ce sont des grands requins blancs qui sont responsables de la majorité des attaques mortelles.

En revanche, les littoraux atlantiques des États-Unis sont peuplés par un grand nombre d’espèces plus petites, comme le requin bordé, qui sont attirés par les eaux plus chaudes dans lesquelles évoluent les poissons appâts.

La température de l'eau est un facteur très important qui influence la fréquence des attaques car les nageurs ont tendance à passer dans l’eau chaude plus de temps ce qui augmente automatiquement les chances de rencontrer un requin, a indiqué à National Geographic Catherine Macdonald, directrice de la Field School des Bahamas.

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Atlantique, océan Pacifique, océan, attaque, requins
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