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En comparant l’ADN des patients avec des cancers du sang diagnostiqués et sans, des chercheurs américains ont établi que le processus de faible mutation de cellules chez les patients sans le cancer pourrait être un précurseur du développement des cancers du sang à l’avenir.

Des scientifiques américains de l'université de l'Utah ont annoncé mercredi 3 mars des progrès prometteurs concernant l'identification des cancers du sang. Les chercheurs ont mené une étude dans laquelle ils ont identifié des points chauds de mutation communs dans l'ADN de patients qui ont des cancers du sang. Les chercheurs estiment que cette découverte pourrait être utilisée pour identifier des individus chez qui le cancer de sang pourrait se développer à l’avenir.

«Lorsqu'on constate la présence de mutations identiques dans une petite partie de cellules sanguines d'une personne en bonne santé, cela peut indiquer que quelque chose d'anormal a commencé à se produire», détaille Clint Mason, docteur et professeur adjoint en pédiatrie.

Les mutations trouvées

Sur la base de 48 études sur le cancer publiées, les chercheurs ont évalué l'ADN de 7.340 personnes atteintes de leucémie ou d'autres maladies sanguines. Sur les trois milliards de bases d'ADN de chacun de ces individus, 434 ont été fréquemment mutées. Étant donné l'énorme quantité d'ADN dans le corps humain, les emplacements de mutation partagés entre ces individus ne se produiraient pas simplement par hasard, il révèle une caractéristique commune parmi les personnes atteintes de cancers du sang.

Patients sans cancer du sang diagnostiqué

Ils ont ensuite utilisé cette information sur les mutations dans une évaluation de 4.538 individus sans cancer du sang diagnostiqué, découvrant que 83 d'entre eux avaient des points chauds identiques au premier groupe. Clint Mason a souligné que ces individus avaient des taux très faibles de mutations, avec généralement environ 2% à 5% de leurs cellules ayant les mutations. Par comparaison, les personnes atteintes de cancer ont généralement des mutations dans 50% ou plus de leurs cellules.

«Pensez à quelqu'un le jour où on leur diagnostique un cancer. Ils ont un de ces points chauds de mutations dans 50% ou 100% de leurs cellules sanguines. Et si vous pouviez revenir en arrière un mois, ou peut-être un an, ils auraient eu la même mutation, mais cela n'aurait été que dans 20% de leurs cellules, ou 10%», explique le scientifique.

La découverte de ce faible pourcentage de cellules mutées, un processus appelé hématopoïèse clonale, est néanmoins significative, car les patients sans cancer ne devraient généralement pas avoir de cellules mutées, soulignent les chercheurs. Les individus atteints d'hématopoïèse clonale peuvent être différenciés des individus sans mutations en identifiant ces faibles niveaux de cellules mutées aux points chauds, ce qui permet aux professionnels de la santé d'identifier ceux qui risquent de développer un cancer du sang à l'avenir.

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Tags:
santé, cancer, sang, science
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