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L’augmentation de la température de l’eau en Méditerranée y a favorisé l’implantation du poisson-ballon, ou fugu, raconte à Sputnik un chercheur turc. En 2020, neuf personnes sont mortes dans son pays après en avoir consommé.

À cause du réchauffement climatique, le poisson-ballon, aussi appelé fugu, est devenu un «résident permanent» de la mer Méditerranée, constate dans un entretien à Sputnik l’ichtyologiste turc Deniz Ayas.

Auparavant, les médias turcs avaient fait état du décès du capitaine Mustafa Alak, 54 ans, qui avait mangé du poisson-ballon. En 2020, neuf personnes sont mortes dans le pays des suites de la consommation du fugu.

«Je ne dirais pas qu’il s’agit d’une invasion de poissons toxiques dont on effraie les touristes comme les riverains. Ce poisson vit dans la mer Méditerranée depuis une trentaine d’années. Il a déjà atteint l’Italie et l’Espagne. Peut-être que le problème est qu’on le pèche plus souvent et qu’on essaie ensuite de le manger, ce qu’il ne faut pas faire car il est toxique», explique Deniz Ayas.

Il tient à préciser que le fugu est inoffensif pour l’homme et ne les attaque normalement pas. En Méditerranée, il est devenu «une espèce locale» qui ne quittera pas la région, indique le chercheur de l’université de Mersin.

Largement servi au Japon

Le fugu est connu pour provoquer de très graves intoxications à la tétrodotoxine. Au Japon, où ce poisson sert de base pour un plat traditionnel, seuls les cuisiniers disposant d’une licence accordée par l’État sont autorisés à le préparer.

Tokyo interdit également la vente du foie et des parties venimeuses du poisson, qu’on peut néanmoins toujours goûter dans près de 3.800 restaurants repartis à travers le pays.

Plus de 650 espèces «étrangères» recensées en Méditerranée

Le poisson-ballon n’est pas l’unique espèce «alien» à s’être installé en Méditerranée ces dernières années. L’augmentation de la température de l’eau y favorise l’implantation d'espèces tropicales en provenance de l’océan Atlantique et de la mer Rouge.

Au total, d’après une étude réalisée en 2016, plus de 650 espèces «étrangères», dont le poisson-pierre, le poisson-lapin à ventre strié, la rascasse volante, le poisson-flûte, le crabe bleu américain ou encore le barracuda y évolueraient désormais.

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Tags:
réchauffement climatique, Turquie, Méditerranée, poisson
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