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    Crucifix, Ecole et CEDH

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    « La justice historique rétablie », « la création d’un

    « La justice historique rétablie », « la création d’un précédent » : c’est en ces termes que l’higoumène Filaret Boulekov, représentant du Patriarcat de Moscou auprès du Conseil de l’Europe, s’est prononcé en parlant de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) concernant les crucifix dans les écoles publiques italiennes. La Grande Chambre a reconnu légitime la présence des crucifix dans les salles de classe en annulant ainsi l’arrêt de la Chambre de novembre 2009 qui avait provoqué une vague des protestations en Italie :

    « Le litige est lié à la famille de Madame Soile Lautsi. Ressortissante italienne d’origine finnoise, elle a une position très ferme quant à la présence des symboles religieux en considérant que toute présence de ces derniers viole les droits de ses enfants. Au départ, elle cherche à résoudre ce conflit au niveau de l’école. C’était en 2002. Ensuite elle saisit les différentes juridictions italiennes qui rejettent sa demande de retrait des crucifix des salles de classe. Alors en 2006, elle introduit une requête devant la Cour européenne des droits de l’homme ».

    La procédure a pris plusieurs années. En novembre 2009 la Cour a donné droit à Mme Lautsi. Cet arrêt à provoqué l’indignation des Italiens mais aussi des chrétiens du monde entier. L’Eglise orthodoxe russe a également manifesté son soutien au gouvernement italien en appelant ce dernier à demander le renvoi de l’affaire devant la Grande Chambre.

    L’arrêt rendu par celle-ci est susceptible de modifier en profondeur les lois des Etats européens :

    « Le CEDH qui représente la justice internationale en matière des droits de l’homme, a respecté les traditions d’un Etat membre de l’UE. Cela est très important aujourd’hui lorsque la globalisation pousse à l’uniformisation de la vie de l’homme. Cet arrêt souligne la nécessité de tenir compte des particularités de chaque Etat côté traditions et notamment traditions religieuses. Les Etats ont le droit de résoudre eux-mêmes ce genre de problèmes ».

    L’arrêt présente également un grand intérêt pour la Russie, poursuit le représentant du Patriarcat de Moscou. Il existe des traditions culturelles et religieuses très anciennes en Russie. L’arrêt de la Cour met en exergue l’importance des traditions nationales pour la société et prône la prise en compte de ces traditions lors de l’application des normes juridiques internationales.

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