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    Un rassemblement des ex-waffen SS en Estonie

    Un rassemblement des ex-waffen SS en Estonie

    Photo: RIA Novosti
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    Il y a plus d’un demi-siècle le Tribunal international de Nuremberg a condamné le nazisme mais ses rechutes se font toujours sentir.

    Il y a plus d’un demi-siècle le Tribunal international de Nuremberg a condamné le nazisme mais ses rechutes se font toujours sentir. C’est ainsi que samedi 30 juillet les anciens de la division Waffen SS qui se sont battus pendant la Seconde guerre mondiale contre les troupes de la coalition anti-nazie se sont rassemblés comme d’habitude  au lieu-dit estonien de Sinimae. Les anti-nazis estoniens ont  tenu en même temps leur action alternative. Ils appellent le PACE et les autres organisations internationales à user de leur influence pour empêcher la renaissance du nazisme en Europe.

    Le rassemblement en Estonie des ex-SS et des zélateurs du Troisième Reich est tous les ans rejoint par leurs compagnons de lutte de Lettonie et de Finlande pour célébrer l’anniversaire des combats pour Sinimae, En 1944, ce lieu était le théâtre des combats acharnés. Les nazis ont reculé en subissant des pertes énormes sous la poussée des troupes soviétiques mais cette débâcle ne gêne pas du tout les anciens légionnaires estoniens qui rendent le devoir de mémoire aux bourreaux SS. Les symboles nazis sont interdits en Estonie comme dans le reste du monde et pourtant nombreux sont ceux  qui portent des attributs spécifiques et l’emblème des SS. L’action des anti-nazis s’est tenue  à proximité du sabbat des nazis. Elle a été organisée par le mouvement international des militants des droits de l’homme « Le monde sans nazisme ». De l’avis du militant de l’organisation « L’Estonie sans nazisme » Maxim Reva, en autorisant ces « rassemblements bruns », les autorités créent un terreau propice à la  propagation des idées néonazies tant en Estonie qu’en Europe.

    La contagion néonazie  réapparue il y a 20 ans dans les États baltes est en train de se propager dans toute l’Europe malgré le fait que les anti-nazis prévenaient les fonctionnaires européens que les opinions d’extrême-droite se jouaient des frontières. D’ailleurs, c’est bien ce qui s’est passé. Rappelons-nous la victoire du parti d »extrême-droite aux élections en Autriche et les résultats impressionnants enregistrés par le parti nationaliste des « Vrais Finlandais » aux élections législative en Finlande. « La tumeur brune » commence à donner des métastases en Europe.

    La Russie essaie depuis longtemps d’attirer l’attention de l’Europe au danger de glorification des criminels nazis dans les États baltes. Pourtant, le PACE et l’OSCE semblent fermer les yeux sur ces agissements et se bornent à les condamner pour pure forme ce qui revient au même, constate Maxim Reva. Les ancien SS marchent tous les ans à travers l’Estonie et la Lettonie alors que dans de nombreux pays il y a des organisations sociales qui luttent avec succès contre les manifestations du nazisme. On peu citer à ce titre le centre Simon Wiesenthal fondé aux États-Unis qui recherche les criminels nazis à travers le monde entier. On peut dire de même de « Garde de nuit » en Estonie et du mouvement « Le monde sans nazisme » institué en Russie et regroupant les organisations anti-nazies d’une trentaine de pays. Leurs activités produit des résultats sensibles, - pense Maxim Reva.

    C’est ainsi que l’organisation « Le monde sans nazisme » a pu depuis un an et demi faire bouger ce problème du point mort. Grâce à ses liens étroits avec les organisations sociales en Europe et aux États-Unis, le problème des rassemblements des néonazis en Estonie et en Lettonie a commencé à ŝe poser au niveau du Département d’État et du PACE. Les politiciens  estoniens et lettons sont désormais obligés de répondre à des questions fort embarrassantes. Nous pouvons également constater que l’État soutient de moins en moins les rassemblements es ex-SS à Sinimae. Si aux années précédentes les rassemblements se déroulaient aux sons de l’orchestre su Ministère de la défense et sous l’accompagnement des discours des membres du gouvernement estonien, on ne voit plus rien de tel depuis l’année dernière. En revanche, les anciens SS bénéficient d’un soutien officieux de plus en plus fort tandis que les anti-nazis sont de plus en plu mal vus parles autorités.

    En témoigne l’incident très récent – les autorités estoniennes ont interpellé aujourd’hui dans le port de Tallinn le président de l’Union anti-nazie finlandaise Johann Beckman et l’ont renvoyé en Finlande. On a l’impression qu’aujourd’hui, 66 ans après la victoire sur le nazisme dans la Seconde guerre mondiale, le monde doit à nouveau s’unir au sein d’une coalition anti-nazie. Il est évident que la glorification du nazisme conduit à de nouvelles tragédies et à de nouveaux crimes sur le terrain de l’extrémisme, du nationalisme et de la xénophobie. La vie montre qu’il n’y a pas de temps à perdre dans la lutte contre le nazisme.

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