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    Le football politique

    Le football politique

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    Le deuil de trois jours est déclaré en Égypte en raison de la tragédie au stadede Port-Saïd où pendant une émeute des supporteurs plus de 70 personnes ont été tuées et plus d'une mille ont été blessés.

    C'était un match ordinaire du championnat national entre le clubs de la capitale   «Al-Alhy»   et le club local «Al-Masry». A la fin du match les fans d'«Al-Masry» qui a battu les rivales avec le score de 3:1 ont décidé de confirmer le résultat. Ils ont envahi le terrain  et se sont jetés sur les joueurs, les supporteurs et les entraîneurs de l'équipe qu'ils avaient battu. Les fans avaient avec eux des couteaux.

    Les milliers des spectateurs effrayés se sont lancés vers la sortie où il y a eu une bousculade et où plusieurs amateurs du foot ont trouvé la mort. Selon les témoins, la police n'a pas agi. Seulement quand la situation est devenue catastrophique les forces de sécurité  ont essayé d'aider à évacuer les gens et ont arrêté quelques participants à l'émeute. On peut expliquer l'inaction de la police par ce qu'après les événements de l’hiver dernier quand   le régime de Moubarak a été renversé, la police  s'est trouvée dans une situation précaire, raconte le politologue orientaliste russe Gueorgui Mirskiï:

    Il y a un an, quand cette révolution a commencé,  la police a été persécutée. Les gens respectaient l'armée et  haïssaient la police. A l'époque la police s'est cachée.  Il était même dangereux pour les policiers de sortir dans les rues, les gens pouvaient les tuer. Depuis ce moment beaucoup de choses ont  changé mais l'attitude envers la police reste négative.

    Outre cela, on critique de plus en plus les militaires qui dirigent l’Égypte. Si l'année dernière on reprochait au pouvoir qu'il avait dirigé la police contre le peuple, maintenant on reproche au Conseil suprême des forces armées que la police ne fait rien pour prévenir les émeutes.

    Cette nuit des milliers d’Égyptiens sont sortis dans les rues du Caire et d'autres villes pour commémorer les victimes. A Suez il y a eu des affrontements entre la police et les supporteurs du club «Al-Alhy». Pour disperser la foule les policiers  ont utilisé les grenades au gaz lacrymogène. Les unités de l'armée sont arrivées à Port-Saïd pour prévenir des troubles.

    Les représentants des forces politiques différentes ont déjà exigé  à l'Assemblée  populaire (la chambre basse du parlement) d'exprimer sa défiance envers le gouvernement  de Kamal al-Ganzuri. Le terrain sportif est devenu un bon endroit pour essayer de repartager le pouvoir dans le pays. 

    DiaporamaEgypte: violences sanglantes après un match de football

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