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    Les enfants comme un projet remis a plus tard

    Les enfants comme un projet remis a plus tard

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    Dans le monde, grandit le nombre de femmes qui remettent la naissance de leur premier enfant jusqu'à l’âge de 40 ans. Vers ce temps-là, elles auront fait leur carrière et atteint le bien-être, mais perdent dans plusieurs cas les chances de faire naître un enfant.

    Les chercheurs  de l'université de Yale sont inquiets à cause de ces données de l'étude : de plus en plus de femmes décident de la naissance de leur premier enfant à 40 ans, croyant à la puissance de la médecine reproductive. Mais la raison, ce n’est pas tellement la confiance aveugle dans les progrès scientifiques, ce sont plutôt les valeurs de la société de consommation, croient les experts. Une vie aisée, le confort, l'autoréalisation, la jeunesse éternelle – ces priorités obligent les femmes à remettre à plus tard la naissance des enfants. « Le début tardif » de la maternité est un phénomène caractéristique aux États-Unis, en Europe et dans une série de pays asiatiques, par exemple au Japon, en Chine et en Corée du Sud, remarque Olga Isoupova, démographe.

    La maternité plus tardive est liée au mode de vie, à l'économie de marché, à l'aspiration des femmes à la carrière et à ce que la politique sociale moderne ne contribue pas au cumul de l'autoréalisation des femmes et de leurs soucis familiaux. Les mères sont évincées des postes de travail.

    En Russie, la mode des enfants tardifs se répand aussi. Dans les années 2000, les Russes mettaient au monde leur premier enfant  à l’âge de 23-24 ans en moyenne, maintenant –  à 25 ans. Dans les mégapoles russes,  presque la moitié de  femmes deviennent mères à 27-30 ans. En général, ce sont  les représentantes de la classe moyenne qui ont eu le temps de « vivre pour elles-mêmes » et maintenant, elles se sentent moralement prêtes à la naissance de l'enfant. Là, il y a des points positifs, mais il y a quand même plus de points négatifs, note le chef de la mission du Congrès Universel des familles en Russie Alexeï Komov.

    Le côté positif, c’est que si vers l’âge de 35-40 ans, la femme choisit délibérément  la naissance de l'enfant, elle est plus attentive au sujet de son éducation. Mais à cet âge, les chances de faire naître un enfant sain baissent. Il faut alors recourir aux technologies médicales, difficiles et chères. Du point de vue de la démographie,  il vaut mieux mettre au monde des enfants vers 25 ans.

    La limite théorique de l'âge de la procréation est 45 ans. Mais nous connaissons des cas, où des mères plus âgées mettaient au monde des enfants sains. En plus, la médecine se développe : en Russie, la technologie de l'insémination artificielle devient de plus en plus accessible, les médecins, dans la capitale aussi bien qu’en province, ont même appris à soigner les prématurés pesant 500  grammes. Mais tout de même, il vaut mieux ne pas compter entièrement sur la médecine. Elle ne peut pas toujours vaincre les lois naturelles, rappellent les experts.

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