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    HRW : l'OTAN doit répondre pour la mort des civils en Libye

    HRW : l'OTAN doit répondre pour la mort des civils en Libye

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    L'organisation de défense des Droits de l'Homme « Human Rights Watch » a publié un rapport sur les pertes parmi la population civile en Libye à la suite des attaques des forces de l'OTAN. Les experts de l'organisation marquent qu’au moins 72 personnes, parmi elles - 20 femmes et 24 enfants - ont été les victimes des attaques aériennes. De plus, Human Rights Watch accuse presque l'OTAN de la dissimulation de l'information et de la mauvaise volonté d'enquêter sur la mort des civils.

    L'exemple d'une incursion pareille était donné par le conseiller spécial de Human Rights Watch et l'auteur du rapport Fred Abrahams.

    « L'OTAN a porté un coup sur trois maisons d’habitation, qui se trouvaient tout près l'une de l'autre. Un obus a atteint la maison, où se cachaient des réfugiés, ayant fui la région des hostilités. 10-15 minutes après le premier coup, le deuxième a suivi. Les voisins et les parents des victimes essayaient d'aider les blessés, les gens qui restaient sous les décombres des bâtiments. Et juste en ce moment, l'aviation de l'OTAN a porté le deuxième coup. 18 personnes ont péri. À Majer, comme nous le croyons, on avait utilisé l'arme GBU-12, c'est une bombe avec l'induction laser. Elle possède une précision incroyable, elle est dirigée par un opérateur, muni d’une optique infrarouge. Il peut étudier avec une grande exactitude la région du bombardement. Et nous voulons comprendre, pourquoi on avait choisi notamment ces maisons pour le bombardement, pourquoi les avait-on pris pour des cibles militaires ? Mais l'essentiel – pendant le deuxième coup, le pointeur devait voir que sur les ruines il y avait des gens… Et cela peut témoigner d’une violation de la loi et des règles de la guerre ».

    L'opération de l'OTAN en Libye a duré de mars à octobre 2011, s'étant achevée par le renversement et le meurtre de Mouammar Kadhafi. Les adversaires de la solution musclée et de l'irruption des forces étrangères en Libye – dont la Russie – prévenaient sur la menace d’une grande quantité de victimes parmi les civils. Moscou a demandé bien des fois d’effectuer une enquête objective et indépendante sur les actions des forces de l'OTAN et des rebelles en Libye. Mais ces exigences ne sont pas entendues, s’indigne l'expert-orientaliste de l'Institut des estimations stratégiques et de l'analyse Sergey Demidenko.

    « On pourra parler du réexamen des bilans de l'opération et de sa destination seulement quand on posera la question principale: « Pourquoi ont-ils fait irruption là-bas ? » C’est une position très hypocrite, en fait. On a détruit tout le pays, en réalité. Où étaient ces défenseurs des Droits de l'Homme, quand Tripoli était bombardé, où étaient- ils, quand on envoyait là-bas des islamistes à travers les cordons des troupes occidentales pour qu'ils fassent un carnage là ? Dans le cas présent, probablement, ils tentent de souligner une certaine objectivité de l'Occident en ce qui concerne les actions de force, montées par l'Occident ».

    Les représentants de l'OTAN n'ont pas commenté l'exposé de HRW.

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