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    Scandales royaux en Belgique : le prince des voleurs et la reine de l’arnaque

    Scandales royaux en Belgique : le prince des voleurs et la reine de l’arnaque

    Photo : RIA Novosti
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    Au cœur d’une Europe en crise, un petit pré carré résiste aux envahisseurs modernistes, c’est le Palais royal et ses occupants : les altesses de Belgique. Au-delà des images folkloriques et des missions protocolaires, quel pourrait être le destin des monarques dans une période de crise économique ? La Monarchie serait-elle un paradis fiscal et le dernier apartheid social ?

    Cette année, le roi Albert II a provoqué la colère du Nord du pays par un discours particulièrement virulent face au parti nationaliste dominant en Flandre, en évoquant les similitudes entre la situation actuelle et l’époque nazie. En réalité, la Monarchie semble être à un tournant de son histoire et s’avère de plus en plus contestée par la population et les élites politiques principalement en raison de l’incroyable montant des dotations de l’Etat à la famille royale et des scandales à répétitions au sein de celle-ci.

    L’argent du roi : Chaque Année, chaque membre de la famille royale perçoit une dotation de la part de l’Etat. Ainsi le roi reçoit un montant de 160 000 euro par mois, plus une bagatelle de 6 à 10 millions d’Euro chaque année pour payer ses dépenses et son personnel. Ces sommes étant, de surcroît, indexées. En outre, l’Etat met à sa disposition, gratuitement, non seulement le Palais Royal mais aussi deux autres châteaux ainsi qu’un gigantesque domaine. La cerise sur le gâteau étant la collection royale (qui avait été rachetée aux souverains successifs par L’Etat pour ensuite la remettre à la disposition du roi) composée d’œuvres d’art, de pièces argenteries et de meubles pour une valeur astronomique.

    A côté de ces sommes allouées par l’Etat, le roi en tant que personne physique possède des comptes et des immeubles. Un spécialiste financier, Thierry Debels, a estimé la valeur de la fortune d’Albert II à près d’un milliard d’Euro alors que le Palais faisait auparavant état de seulement 12,4 millions d’Euro soit 80 fois moins ! Nous pouvons dès lors nous interroger sur un roi milliardaire qui fait la grimace quand il s’agit de diminuer même légèrement le montant des allocations royales de 10 millions d’Euro par an alors qu’il dispose d’un capital avéré d’un petit milliard d’Euro.

    Les scandales : Le premier couac avait été la découverte d’une fille cachée du roi, Delphine, fruit d’une relation extraconjugale entre le futur roi et une baronne épouse d’un richissime industriel, M. Boël. Ce dernier, ayant fait mine de ne rien savoir, sans doute pour éviter un scandale, avait déclaré être le père de l’enfant. Delphine Boël devenue plus tard artiste ayant comme particularité de créer des œuvres en papier mâché. Son « chef d’œuvre » le plus connu est une vache un peu cubiste, dans cette matière très particulière et qui, finalement, n’a que la valeur qu’on veut bien lui donner. Encore une fois, à l’instar des toiles d’Adolf Hitler, c’est l’artiste qui fait de « l’œuvre » un objet d’art et non le contraire…

    Dans la famille royale, après « Picasso » nous avons aussi le « pique-assiette » : Laurent de Belgique qui étale ses mésaventures et ses coups d’humeurs dans la presse et à la télévision. L’épisode le plus pathétique étant le « coup du glacier » dans lequel des millions de belges ont vu leur prince reprendre d’une main un billet de 10 euro qu’il avait donné de l’autre en paiement de crèmes glacées. Un épisode peu glorieux avait également montré le côté pathétique de ce prince avare et subventionné. Un jour, celui-ci ayant terminé son repas dans une pizzeria fit un scandale en demandant au patron de réduire sa note de 30 % sans raison apparente. Le patron refusa et il fallut l’intervention d’un client qui se proposa de payer la note du prince indélicat pour éviter le scandale. Avouons que si Laurent est millionnaire et fils de roi, il n’a pas même la classe d’Arsène Lupin, le prince des voleurs…

    Le dernier épisode de la saga royale : Il concerne la reine Fabiola (puisqu’en Belgique, ils ont même le luxe d’avoir deux reines) qui est subventionnée grassement par l’impôt de ses sujets (1,5 millions d’euro chaque année). Ayant créé une fondation qui avait pour but essentiellement de soustraire au fisc les droits de succession qu’elle paierait en tant que personne physique, le scandale avait fait tache d’huile. Il serait évidemment inconcevable de restituer à la caisse de l’Etat l’argent aussi facilement obtenu et qu’elle continue à obtenir des contribuables, véritables vaches à lait de l’assistanat de Palais. Suite aux remous du scandale de la Fondation, la reine avait dû faire marche arrière et liquider cette dernière.

    Encore une fois, nous sommes dans le syndrome « Depardieu » ou comment faire pour éluder l’impôt : la différence primordiale résidant dans le fait que le « Gérard hexagonal » avait travaillé dur pour devenir riche tandis que Fabiola, la tête couronnée n’a eu qu’à se servir dans les poches de moins en moins fournies de ses sujets. Avouons que les pickpockets au sang bleu n’ont jamais eu en face d’eux qu’une population majoritairement royaliste qui laisse moutonnement le gouvernement s’occuper de ces questions matérielles et du financement de ces princes… « Les seigneurs des agneaux ».

    Les questionnements : Ce qu’il faut retirer comme enseignement de ces pitreries royales que nous avons énumérées, c’est avant tout la démystification de l’institution monarchique. Dans une Belgique qui redoute l’éclatement communautaire, la Monarchie est la dernière institution garante de l’unité du pays : les récents dérapages incontrôlés des membres de la famille et le parti pris du roi pour la famille politique dominante (socialiste) sont autant de coups de canifs dans le contrat avec les belges. Quel avenir pour ces souverains européens, reliquats folkloriques cantonnés à la presse « people », ou alors nous avons tout simplement affaire à des symboles ultimes d’une Europe historique en pleine recomposition ? Quelle place pour ces rois, reines, princes et princesses dans l’espace public et politique ? Au XXIème siècle, la question est légitime. En tout cas, certains humoristes ont déjà trouvé la solution : un passeport russe pour les monarques oligarques et l’exil royal… quand le vent tournera !

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