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Pour la première fois depuis 5 ans, les scientifiques observent le retour d'une anomalie de température connue sous le nom d'El Niño, dans les eaux du Pacifique.

Celle-ci peut causer des sécheresses et des inondations dans différentes parties de la planète. Selon le Service météorologique d'Australie, cette année ce phénomène pourrait atteindre une ampleur impressionnante.

L'oscillation est la variation de température de l'eau de surface dans la partie équatoriale du Pacifique, qui exerce un impact considérable sur le climat. Dans un sens plus étroit, El Niño est la phase de l'oscillation australe, où la zone des eaux superficielles chauffées se déplace vers l'Est. El Niño est actuellement à l'étape initiale de sa formation, mais pourrait avoir un impact significatif sur le climat à l'échelle mondiale.

En avril 2015 déjà, les météorologues américains avaient noté l'apparition de l'oscillation, mais soutenaient qu'elle était faible. Cependant les climatologues autrichiens, se basant sur leurs propres modèles, insistent sur le fait qu'El Niño pourrait se renforcer à partir de septembre, mais qu'il était trop tôt pour dire avec certitude quelle taille il pourrait atteindre.

En juin 2014, le Service météorologique britannique avait annoncé une forte probabilité de l'évolution d'El Niño dans l'année, mais ses prévisions ne s'étaient pas confirmées. On attendait son apparition sur la base des données sur la croissance de la température de l'air, mais ces modèles ne se sont pas révélés exacts et El Niño n'est pas apparu.

En 2015, El Niño pourrait expliquer des faibles pluies de mousson en Asie du Sud-Est, des sécheresses dans le Sud de l'Australie, aux Philippines et en Équateur, ainsi que des chutes de neige aux USA, de la chaleur au Brésil et des inondations au Mexique.

Le professeur Eric Guilyardi du Département de météorologie à l'Université de Reading affirme que c'est seulement à l'arrivée de l'été qu'on pourra dire avec certitude si les prévisions actuelles se confirmeront ou pas. "La probabilité de l'apparition d'El Niño est très grande, mais on ignore pour l'instant la force qu'il va atteindre, dit le chercheur. En été, nous pourrons dire plus précisément à quel point il sera fort".

Il est connu que le phénomène El Niño affecte les conditions météorologiques établies dans différentes parties de la planète et peut provoquer des hivers plus humides aux USA et des sécheresses en Australie.

L'impact d'El Niño sur le climat en Europe est encore plus difficile à prédire.

Certains climatologues avancent des théories selon lesquelles les effets météorologiques semblables à El Niño deviendront plus importants avec le réchauffement de l'atmosphère de la Terre sous l'impact des émissions de gaz à effet de serre. 

Contenu réalisé à partir d'informations émanant de sources ouvertes

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Tags:
El Niño, météo, climat, Eric Guilyardi, océan Pacifique
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