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Un artiste australien a envoyé 2.000 cartes postales vierges pour savoir ce que les gens pensaient des réfugiés et en faire une installation. Il n’en a reçu finalement que 15…

C'est probablement parce que sa propre vie n'a pas été sans nuages que Sha Sarwari voit le monde d'une manière plus profonde et ne ferme pas les yeux face à la douleur des autres.

Réfugié lui-même, cet artiste d'origine hazara, minorité chiite montante de l'Afghanistan, est arrivé en Australie il y a plus de 15 ans en bateau poursuivi par les Talibans, raconte le quotidien britannique The Guardian.

Incapable de rester indifférent face aux problèmes des personnes qui ont dû fuir leurs maisons et chercher un refuge ailleurs, Sha Sarwari a décidé de créer une installation conçue pour sensibiliser les gens. Afin de réaliser son projet, l'artiste a envoyé 2.000 cartes postales vierges. Les gens devaient y écrire ce qu'ils pensaient des réfugiés et les lui renvoyer.

Seules 15 cartes sont revenues à l'expéditeur… Certains ont manifesté une attitude positive par rapport aux migrants, d'autres ont fait remarquer que les réfugiés feraient mieux de rester chez eux. Les 1.985 autres destinataires ont préféré garder le silence. Ils réfléchissent toujours au problème, estime sincèrement M. Sarwari.

Peu importe le résultat, qu'elles soient vierges ou qu'elles contiennent des réponses, l'artiste a étalé toutes ces cartes sur le sol pour former un spirale. Il a expliqué que ces cartes postales vierges sont une métaphore de la vie des réfugiés coincés sans réponse dans les centres d'accueil, espérant retrouver un abri.

L'installation de M. Sarwari a reçu récemment le prix national Walker Street Gallery.

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Tags:
installations, migrants, réfugiés, Australie
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