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Un soldat soviétique malveillant serait-il à l’origine des problèmes russo-allemands d’aujourd'hui? Un événement majeur survenu dans l’enfance de la chancelière allemande aurait engendré son antipathie pour les Russes, raconte un ancien haut responsable russe.

L'antipathie de la chancelière allemande Angela Merkel pour les Russes s'expliquerait par… le fait que dans son enfance, un soldat soviétique lui a dérobé son vélo! C'est du moins ce qu'affirme dans son livre de mémoires l'ex-président des Chemins de fer russes Vladimir Iakounine.

Angela Merkel
© REUTERS / Fabrizio Bensch/Files
Dans un livre paru le 12 avril en anglais chez Biteback Publishing en version imprimée et électronique, sous le titre The Treacherous Path («Le chemin perfide»), l'ancien chef du rail russe dit avoir entendu cette explication de la bouche de Mme Merkel en personne.

«Je me souviens qu'en 2008, j'ai demandé au président de Siemens Peter Löscher pourquoi, lors de rencontres avec les Russes, la chancelière communiquait avec eux via un interprète alors qu'elle était née en Allemagne de l'Est et parlait bien le russe. […] Je n'arrivais pas à comprendre pourquoi une personne qui parle le russe aussi bien que Mme Merkel ne le pratique pas au

cours de ses voyages en Russie. On avait l'impression qu'elle était en proie à une phobie quelconque», écrit M.Iakounine.

Selon lui, deux semaines après, il a eu l'occasion de parler en personne à Angela Merkel à Berlin.

«Elle m'a salué devant les portes de son bureau et s'est tout de suite mise à me parler en russe. Elle a dit: "Monsieur Iakounine, vous avez raison, j'ai vraiment peur de parler russe. Quand j'étais enfant, un soldat soviétique a volé mon vélo, et je ressens depuis un sentiment qu'on pourrait, je pense, qualifier d'antipathie pour les Russes"», raconte l'ex-responsable.

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Tags:
mémoires, livre, Vladimir Iakounine, Angela Merkel, Allemagne, Russie
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