Ecoutez Radio Sputnik
    Des réfugiés syriens en Turquie

    En Turquie, un boutiquier a menacé de battre les clients iraniens, syriens et afghans

    © REUTERS / Osman Orsal
    Société
    URL courte
    357

    Un boutiquier turc a décidé de protester à sa manière contre la présence de réfugiés dans sa ville, leur interdisant l'entrée dans sa boutique.

    Le propriétaire d'une boutique située dans la ville turque de Denizli a accroché à la vitrine une pancarte contenant la mise en garde suivante: «Les réfugiés iraniens, syriens et afghans sont interdits d'entrer et d'acheter ici. Celui qui entre quand bien même, sera battu», annonce le quotiedien Evrensel.

    ​Selon ce dernier, cette information a été révélée grâce à une photo prise par un réfugié habitant à Denizli. Le réfugié, dont le nom n'est pas cité, a déclaré qu'à «Denizli, il y a une croissance de la xénophobie et des manifestations racistes dans la société» et a souligné que la même situation pouvait être observée dans les autres régions de la province.

    Toujours selon le journal, une fois que l'information sur la pancarte a été diffusée par les médias, le boutiquier a été interpellé par la police et la pancarte enlevée. Après avoir été interrogé, le boutiquier a été relâché. Il a été annoncé qu'il serait accusé de « provocation à la violence et à la haine raciale».

    Vendredi, la province a été le théâtre de manifestations contre les réfugiés syriens habitant dans la région, suite au viol d'un enfant dans le centre régional de Kale. La population locale a attaqué les réfugiés. Les autorités municipales ont transféré 100 réfugiés en dehors de la ville.

    Lire aussi:

    Macron estime que ce n'est pas que lui qui a été sifflé le 14 juillet - vidéo
    «Kim Jong-un» charrie les armes françaises et s’invite au défilé du 14 juillet à Paris - vidéo
    «Cela ne ressemble pas à une blague»: Zineb El Rhazoui face aux propos d’une humoriste sur la supériorité des Algériens
    Tags:
    réfugiés, Denizli
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik