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Dans le monde contemporain, il y a des personnes qui ne s’identifient pas comme entièrement humaines, en se définissant plutôt comme des cyborgs après avoir reçu dans leurs corps des greffes de matériel mécanique ou informatique. L’Espagnole Moon Ribas, danseuse et militante de la Transpecies Society, a commenté le phénomène pour Sputnik.

La Transpecies Society est une association dont la mission consiste à donner une voix à des personnes qui s'identifient comme n'étant pas entièrement humaines, à défendre les droits des cyborgs et à aider les gens qui ont décidé de devenir cyborgs, a indiqué à Sputnik Moon Ribas, danseuse espagnole figurant parmi les fondateurs de ladite association.

«Je me considère comme une "espère intermédiaire" parce que je possède un sentiment et un organe dont les personnes ordinaires sont tout simplement privées. C'est la raison pour laquelle je ne me sens pas comme une personne à 100%», a déclaré l'interlocutrice de l'agence.

Et d'ajouter qu'elle ressentait les tremblements de terre en temps réel grâce à un capteur de sa création, connecté à un sismographe en ligne et implanté dans ses pieds.

«Je me considère donc comme un cyborg, car j'ai des cyber-implants dans mon corps qui me permettent de dialoguer avec la planète, dont je ressens toutes les vibrations», a expliqué la jeune femme.

Moon a raconté que le mouvement de «l'art des cyborgs», dont elle fait partie, cherchait à modifier la vision de la réalité. Elle en fait part au public par la danse et la percussion. Ainsi, elle est une artiste «cyborg», terme de science-fiction qui désigne un être humain ayant reçu dans son corps des greffes de matériel mécanique ou informatique.

L'Espagnole a beaucoup de compagnons d'idées tant au sein de la Transpecies Society que dans la Cyborg Foundation. Ainsi, son collègue Neil Harbisson porte en lui une antenne qui lui permet d'interpréter les couleurs comme des notes de musique. Et Manel Munoz a dans ces oreilles des capteurs de pression atmosphériques lui permettant de prédire la pluie.

«Nous voulons créer une autre conception du monde qui se distingue du transhumanisme qui se concentre sur le renforcement de la supériorité des gens. Pour nous, être cyborg n'a rien à voir avec la supériorité ou une victoire remportée sur nous-même. C'est tout simplement une autre vision de la réalité», a expliqué la militante.

Il est, selon elle, dans le monde pas mal de gens qui ne sont pas satisfaits de leur corps.

«Ils peuvent se ressentir partiellement comme des animaux ou une matière quelconque ou comme quelque chose d'intermédiaire. Il s'agit sans doute là de la notion d'identité, ce qui est très personnel», a résumé l'interlocutrice de Sputnik.

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cyborgs, capteur, militants, antenne, greffe, danse, Transpecies Society, Cyborg Foundation, Sputnik, Manel Munoz, Neil Harbisson, Moon Ribas, Espagne
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