Ecoutez Radio Sputnik
    Les médecins mettent en garde contre la «dépression hivernale»

    Les médecins mettent en garde contre la «dépression hivernale»

    CC BY 2.0 / Vic / Sad man holding pillow
    Société
    URL courte
    Rossiïskaïa gazeta
    Traduction de la presse russe (novembre 2018) (39)
    130

    Les journées deviennent plus courtes. Plusieurs médecins rappellent les problèmes que cela pourrait entraîner et les solutions pour éviter la «dépression hivernale».

    «De nombreuses études, notamment de nos collègues du nord, montrent que les gens qui vivent dans un contexte où les journées sont plus courtes sont plus souvent sujets à la dépression, ce qui s'explique par la diminution de la sérotonine dans l'organisme», explique Nana Pogossova, cardiologue et directrice générale adjointe du Centre national de recherche médicale en cardiologie du ministère russe de la Santé, citée par le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

    Leur capacité de travail est amoindrie, leur fatigue accrue, ils souffrent de somnolence ou, au contraire, d'insomnies (à cause de la perturbation des rythmes d'alternance sommeil-éveil). Cela engendre une irritation, réduit l'immunité, augmente la mortalité due aux infections virales, à la grippe et à d'autres infections, et détériore l'état de la peau, des ongles et des cheveux à cause du manque de vitamine D. Certains commencent à abuser de l'alcool, mais cela ne fait qu'aggraver leur état dépressif, ajoute l'experte.

    En période de nuits longues il est recommandé, par exemple, d'opter pour une nutrition dite grasse, c'est-à-dire consommer des produits riches en protéines et en graisses apportant beaucoup d'énergie. Mais un tel régime alimentaire demande d'être contrebalancé par des exercices physiques pour éviter une prise de poids.

    Les Scandinaves ont mis au point leurs propres méthodes pour combattre la déprime d'hiver: ils vont constamment au sauna, pratiquent des sports d'hiver, organisent des séances de thérapie par la lumière avec de puissantes sources d'éclairage artificiel. Selon Iouri Zintchenko, maître de conférences à la faculté de psychologie de l'Université Lomonossov de Moscou (MGU), expert de la Ligue de santé de la nation, de telles mesures augmentent les capacités de l'organisme, mais pas à l'infini.

    «C'est pourquoi il est très important, quand on remarque des symptômes de baisse d'humeur et de productivité en hiver, de trouver des sources supplémentaires de joie et de plaisir afin d'aider l'organisme à rétablir ses réserves de sérotonine. Pour commencer, il est possible d'assister à des divertissements, d'accroître l'activité motrice, de passer plus de temps dans des locaux chauds, et de communiquer davantage avec des gens agréables», précise Iouri Zintchenko.

    Pendant la période où les nuits sont plus longues, il convient d'accorder une attention particulière aux enfants et aux personnes âgées. Car leur horloge biologique est particulièrement soumise aux perturbations à cause du travail instable du système hormonal.

    En hiver, les enfants s'occupent davantage avec différents gadgets pour tenter d'y trouver des émotions positives. Cependant, comme l'ont montré les études de la faculté de psychologie de la MGU, la passion pour la réalité virtuelle accroît les risques de différents problèmes psychologiques et comportementaux chez les enfants. C'est pourquoi les spécialistes donnent ce conseil qui n'est pas nouveau, mais qui a fait ses preuves: une promenade en plein air vaut toujours mieux qu'un jeu virtuel.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

    Dossier:
    Traduction de la presse russe (novembre 2018) (39)

    Lire aussi:

    Ce que nous mangeons en dit long sur notre humeur, selon des scientifiques
    Vaincre le syndrome de la fatigue chronique et retrouver la pêche, c’est possible!
    En quelle saison notre cerveau travaille-t-il le mieux?
    Tags:
    hiver, médecine, dépression, santé
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik