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    Les Italiens ont-ils «plagié» des problèmes de physique soviétiques? (Image d'illustration)

    Les Italiens ont-ils «plagié» des problèmes de physique soviétiques?

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    Une histoire plutôt curieuse s’est produite avec des exercices d’examen en Italie. Six des neuf problèmes de physique et de mathématiques y ont été calqués sur ceux d’un vieux manuel soviétique pour université, le plagiat ayant été découvert par des enseignants italiens eux-mêmes. Sputnik a demandé l’avis d’une spécialiste russe à ce sujet.

    Le 20 décembre, le ministère italien de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MIUR) a publié sur son site un exemplaire de problèmes d'examen pour écoles, approuvé par le ministre Marco Bussetti. Les enseignants italiens ont découvert que les problèmes qu'il contenait provenaient d'un vieux manuel soviétique, traduit en anglais en 1981. Il s'agit d'un cours avancé de physique pour université intitulé «Recueil de problèmes de physique générale» d'Igor Irodov.

    Plusieurs médias italiens, dont Il Giornale et La Repubblica, couvrent cette histoire de plagiat, alors que le corps enseignant du pays dénoncent sur les réseaux sociaux le manque de compétence des fonctionnaires du ministère.

    Les ouvrages d'Igor Irodov ne conviennent pas du tout pour l'enseignement secondaire, a indiqué à Sputnik Olga Kartseva, directrice générale et rédactrice en chef des Éditions «Laboratoria znany» (Laboratoire des connaissances) auxquelles appartiennent les droits pour nombre d'ouvrages d'Igor Irodov.

    «Ils sont trop compliqués pour de simples élèves, tant italiens que russes. […] Je connais un peu l'état actuel de l'enseignement scolaire en Italie. La physique n'y est pas enseignée au niveau universitaire dans des écoles ordinaires. Je pense que cette histoire pourrait être considérée comme un simple malentendu et une incompréhension de la part des fonctionnaires italiens de l'enseignement», a expliqué l'interlocutrice de l'agence.

    Et d'ajouter qu'il existait évidemment des mécanismes juridiques qui protégeaient les droits de la maison d'édition russe, mais que cela ne signifiait pas des «poursuites concrètes» contre les collègues italiens.

    «Les marchés italien et russe des manuels "existent" séparément et ne sont pratiquement pas liés. Aucun détriment moral ou commercial ne nous a été infligé. Aussi, n'avons-nous pas de raisons pour formuler des griefs. Il va sans dire que nous sommes catégoriquement opposés à une diffusion illégale ou gratuite de tout produit […], tout travail devant être rémunéré», a souligné Mme Kartseva.

    Selon cette dernière, l'Italie n'est pas l'unique pays qui s'est intéressé aux acquis de l'enseignement supérieur en Russie.

    «L'Inde a acheté les droits pour traduction et édition d'ouvrages d'Igor Irodov. Nous constatons aussi un vif intérêt pour ses livres de la part d'autres pays», a résumé la directrice générale et rédactrice en chef de maison d'édition russe.

    Tags:
    réseaux sociaux, plagiat, université, enseignement, examen, La Repubblica, Il Giornale, ministère italien de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MIUR), Éditions «Laboratoria znany» (Laboratoire des connaissances), Sputnik, Olga Kartseva, Igor Irodov, Marco Bussetti, Inde, Russie, Italie
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