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Le nombre d’agressions violentes, commises par des «baby gangs», bandes de très jeunes malfrats, ne cesse de croître en Italie, ébranlée par ce danger grandissant. La presse rapporte chaque jour des faits d’une brutalité extrême, commis par des bandes de mineurs. Sputnik a discuté du problème avec un sociologue italien.

Selon les médias, la violence quotidienne des baby gangs terrorise l'Italie. Les causes de ce phénomène de jeunes délinquants regroupés sont nombreuses qu'il s'agisse de la misère sociale, d'un climat familial difficile ou d'une école qui ne parvient pas à pallier ce manque d'encadrement des enfants.

«Ce sont des enfants de 8 à 10 ans qui deviennent souvent aujourd'hui membres de bandes, alors qu'auparavant, nous parlions d'adolescents de 13 à 14 ans. […] Il est évident que la faute en revient pour beaucoup aux parents qui achètent des téléphones portables à leurs progénitures à peine âgées de 8 ans», a indiqué à Sputnik Pietro Zocconali, président de l'Association nationale des sociologues d'Italie.

Et d'expliquer qu'en consultant les sites des médias et les réseaux sociaux, les enfants y trouvaient non seulement des baby gangs, mais découvraient aussi des communautés appelant à des suicides.

«Ce phénomène existe partout dans le monde où on observe aussi bien […] des enfants désorientés qui décident de mettre fin à leurs jours que d'autres qui rallient des bandes. La responsabilité en revient tant aux médias qu'aux instituteurs et parents», a estimé l'interlocuteur de l'agence.

Selon ce dernier, les parents n'accordent pas de nos jours suffisamment de temps à leurs enfants.

«Les parents travaillent souvent même samedi et dimanche, parce qu'ils ont besoin d'argent. Auparavant, il suffisait de travailler de lundi à vendredi, alors qu'à présent, il faut même travailler le week-end pour pouvoir joindre les deux bouts», a poursuivi l'Italien.

Il a aussi évoqué le problème des migrations.

«La plupart des migrants qui viennent s'installer chez nous sont pauvres. Ils ont besoin de travail et ne sont pas adaptés à notre mode de vie. […] Pourquoi existe-t-il, par exemple, des baby gangs latino-américains à Milan? Mais parce qu'il y a des enfants dont personne ne s'occupe et que personne n'éduque… Les causes en sont différentes, mais le résultat risque de s'avérer le même: privés d'attention et d'amour, les enfants de rue risquent de devenir des animaux», a résumé l'interlocuteur de Sputnik.

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Tags:
réseaux sociaux, médias, école, parents, migrants, Sputnik, Association nationale des sociologues d'Italie, Pietro Zocconali, Milan, Italie
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