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Quatre millions de Syriens ont trouvé refuge en Turquie. Nombreux sont ceux qui se rendent en Syrie pour célébrer la fin du ramadan et qui projettent d’y rester à condition de trouver un travail et de ne pas se heurter à des affrontements. Sputnik s’est entretenu avec certains d’entre eux au poste-frontière de Karkemish-Jarablous.

Selon la police aux frontières, quelque 5.000 personnes franchissent chaque jour la frontière turco-syrienne et beaucoup se disent prêts à rentrer en Syrie définitivement «à condition que la vie s’y améliore et qu’ils y trouvent du travail».

Réfugiés syriens
© Sputnik . HİKMET DURGUN
Réfugiés syriens

«Je suis très heureux de pouvoir aller dans mon pays, dans ma maison à Jarablous. Dès que j’ai appris que la situation s’y était normalisée, j’ai décidé de rentrer. Si la vie en Syrie est effectivement revenue à la normale, s’il n’y a pas là de problèmes de travail, j’y resterai et je ne reviendrai pas en Turquie. Beaucoup pensent comme moi. Nous sommes évidemment très reconnaissants à la Turquie de nous avoir accueillis. […] La Turquie prend soin de nous, mais ça reste un pays étranger pour nous. Nous voulons vivre chez nous», a déclaré à Sputnik Muhamed Ismail, réfugié syrien de 28 ans.

Hesen Eli, 27 ans, a pris part à la discussion:

«Je vais chez mes parents que je n’ai pas vus depuis quatre ans. […] À présent, je travaille à Gaziantep, mais si je trouve du travail chez moi, en Syrie, et si je ne suis pas appelé sous les drapeaux, je ne reviendrai pas en Turquie. […] Beaucoup ne rentrent pas en Syrie justement à cause du service militaire obligatoire».

Leyla Henesh, réfugiée syrienne de 45 ans, rentre pour quelques mois chez elle à Kobané, avec ses deux enfants, et compte y rester.

Réfugiés syriens
© Sputnik . HİKMET DURGUN
Réfugiés syriens

«Je vais à Kobané avec mes deux enfants cadets, âgés de 5 et de 8 ans. Je ne prends pas mes enfants aînés avec moi parce qu’ils peuvent être appelés par l’armée. Comme moi, la plupart des gens n’ont pas pris cette fois leurs enfants adultes en Syrie. Je resterai à Kobané pendant deux mois, et si la vie y est revenue à la normale, s’il n’y pas là de gros problèmes pour s’installer, j’irai en Turquie, je prendrai mes enfants et je reviendrai en Syrie pour de bon», a-t-elle déclaré.

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Tags:
Syrie, Ramadan, Turquie, réfugiés syriens
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